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Répression de la conférence de presse des étudiants : la remise en cause des acquis démocratiques se poursuit
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Répression de la conférence de presse des étudiants : la remise en cause des acquis démocratiques se poursuit

Répression de la conférence de presse des étudiants : la remise en cause des acquis démocratiques se poursuit

Annoncée pour être tenue hors de l’Université d’Abomey-Calavi, la conférence de presse des responsables étudiants du vendredi 17 février n’a pu avoir lieu. Et pour cause! L’immixtion des hommes en uniformes qui ont dispersé les étudiants et empêché la tenue de cette sortie médiatique. Des voix se sont levé notamment celles des organisations syndicales pour condamner cette remise en cause des acquis démocratiques.

La provocation des étudiants se poursuit à Abomey-Calavi. C’est le moins qu’on puisse dire au regard de la répression de la conférence de presse des étudiants, vendredi dernier, hors du haut lieu du savoir conformément à la volonté du gouvernement. Lors d’une sortie médiatique effectuée par les membres du gouvernement  au temps fort de la crise qui secouait le campus universitaire d’Abomey-Calavi pour expliquer le bien-fondé de la décision d’interdiction des activités des organisations faîtières d’étudiants, la Ministre de l’enseignement supérieur, Marie-Odile Atanasso déclarait : «Les étudiants peuvent manifester hors du campus… ». Malgré cette assurance, les étudiants ont été empêchés de tenir leur sortie. Ces derniers ont été dispersés par les forces de l’ordre dépêchés sur les lieux de la manifestation. Que se passe-t-il réellement ? Que cache cette provocation continue de la couche estudiantine par les autorités ? A quand réellement la fin de la crise qui n’a que trop duré? Que réservent les jours, les semaines et les mois à venir? Autant de questions qui méritent d’être posées face à l’allure que prend désormais cette crise dont le dénouement n’est certainement pas pour demain. En attendant les réponses à ces différentes préoccupations, il est important de préciser que plusieurs sujets concernant la crise à l’Uac étaient prévus pour être débattus au cours de cette cérémonie. Il s’agit de la suspension des activités des organisations syndicales d’étudiants, de la position des étudiants par rapport à l’unification des organisations estudiantines, de la situation des étudiants de l’ex-Flash et celle de la Fast et de la Fadesp. Le point des événements dans l’affaire de fusillade de leur camarade étudiant Habib Ahandessi, la prétendue exclusion de 21 leaders des organisations estudiantines suivie de leur non présence sur le campus d’Abomey-Calavi, la suspension des subventions des institutions estudiantines par le Cous/Ac en étaient les autres points.

Des voix condamnent la remise en cause des acquis démocratiques

 

La répression de cette sortie médiatique des étudiants qui vient s’ajouter aux nombreuses remises en cause des acquis démocratiques auxquelles est confronté le peuple béninois depuis quelques mois a été condamnée par certains acteurs de la société. Dans un post sur sa page Facebook, le Secrétaire général de la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), Anselme Amoussou dénonce et condamne fermement tous les actes attentatoires aux libertés publiques et le manque de considération pour la constitution du 11 décembre 1990. Il sera appuyé par son collègue de la Confédération générale des travailleurs du Bénin, Lucien Langanfin. Pour le premier Secrétaire général adjoint de la Cgtb, l’interdiction de la conférence de presse des étudiants constitue un affront pour les acquis démocratiques. Selon ce dernier, c’est le moment plus que jamais pour toutes les personnes morales et physiques qui portent encore, dans leurs cœurs,  l'intérêt général de cette nation ; de dire non aux actes attentatoires aux droits humains.

 

Réactions du SGA/CGTB Lucien Langanfin

 

Le deuil des libertés fondamentales  se poursuit au Bénin, avec son écho retentissant et lugubre qui plonge dans l'émoi, le peuple et les admirateurs de ce petit pays d'Afrique,  berceau du renouveau démocratique en 1990.

Le chapelet des actes liberticides du régime Talon s'égrène, allègrement dans l'indifférence et  le silence assourdissant  des gardiens et veilleurs des libertés, traditionnellement connus au Bénin et qui sont pour la plupart dans le "navire du Bénin révélé"  de l'actuel régime.

Les associations estudiantines une fois encore, viennent d'être interdites de conférence de presse dans un hôtel ce vendredi 17 Février 2017.Quel affront pour les acquis démocratiques?

Toutes les personnes morales et physiques qui portent encore, dans leurs cœurs,  l'intérêt général de cette nation, doivent donner de la voix, pour nous éviter les conséquences de la prophétie du pasteur Martin Niemoller qui fustigeait le silence coupable devant les actes attentatoires aux droits humains. Il disait en substance  concernant les dérives du nazisme : "Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, car je n'étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les sociaux  démocrates, je n'ai rien dit, car je n'étais pas social démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, car je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai rien dit car je n'étais pas juif. Et quand ils sont venus me chercher, il n'y avait plus personne pour protester."

 Aujourd'hui c'est le tour des étudiants et demain, le léviathan jettera son dévolu sur une autre composante du peuple. Serviteurs de la patrie, libérez enfin les bâillons et parler .Il s'agit d'un acte de salubrité démocratique à la fois bénéfique pour le peuple que pour les dirigeants actuels. Le jeu en vaut la chandelle.

Vive les libertés !

Vive le peuple !

Vive le Bénin!

 

Lucien GLELE LANGANFIN

1er Secrétaire Général Adjoint de la CGTB.

Point focal/BENIN du Réseau des droits humains et syndicaux de la CSI.

 

 

Réaction de Constantin Amoussou

 

«J’apprends et les images me confirment qu'un brutal arsenal militaire a été déployé pour empêcher et réprimer la conférence de presse des organisations estudiantines prévues pour ce jour hors de l'université. Je suis absolument triste de voir le plus bel héritage de nos combats, la liberté, s'effondrer sous les assauts d'un terroriste révélé. Cette université n'est plus la nôtre. Elle n'est plus celle du bénin, celle de nos luttes. elle devient un camp de concentration, et Brice Sinsin se sera assez révélé aujourd'hui tel qu'en lui-même, un effroyable descendant de idi amin dadah. Je suis triste de ne pouvoir être physiquement a vos côtés, chers amis étudiants, allongé comme je le suis hélas en ce moment, sur un banc du Cnhu, et dans l'attente de soins censés me rendre physiquement indisponible pour presque une année entière. Mais depuis le banc qui me sert de lit en ce moment, je veux que toutes les personnes meurtries, humiliées, brimées, brisées par la série apocalyptique qui s'abat sur l'université sachent que je porte et partage leur deuil et leur rage. Tout le combat de ma vie n'a jamais été qu'au service d'une cause: la justice. Jamais, je ne me tairai au nom de quelque intérêt attendu, au nom de quelque amitié, au nom de quelque appartenance politique, parce que les hommes, les intérêts, les amitiés, s'ils ne servent pas la justice, ils enterrent la nation. Le silence devant cet acharnement a démanteler les acquis démocratiques, n'aura d'autre nom que complicité. J'interpelle le gouvernement, et en particulier, mes amis qui en sont membres, ou se retrouvent a des postes sensibles dans la machine du pouvoir. Notre silence nous accusera devant le tribunal de l'histoire.

Oser dire non, quand on est en désaccord, quoi qu'il nous en coûte, c'est à mon sens, cela seulement, être un homme.

Vive le combat pour la liberté, pour la justice, pour la solidarité, pour la fraternité!»

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