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Révision de la Constitution et lois liberticides : le FSP exprime ses appréhensions à Théodore Holo
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Révision de la Constitution et lois liberticides : le FSP exprime ses appréhensions à Théodore Holo

Révision de la Constitution et lois liberticides : le FSP exprime ses appréhensions à Théodore Holo

Le Front pour le Sursaut Patriotique (FSP) composé entre autres de l’Alliance Fcbe, du PLP, du PCB et de la Cstb et de la Fesyntra-Finances poursuit ses consultations avec les présidents d’institutions et personnalités de la République. Après l’ancien médiateur de la République, le Professeur Albert Tévoédjrè, une délégation du Front a été reçue, vendredi dernier, par le président de la Cour Constitutionnelle,le professeur Théodore Holo. Au menu : informer et attirer l’attention des sages de la Cour sur les dérives, abus de pouvoir et les incohérences du projet de loi sur la révision de la constitution initié par le gouvernement de la rupture et soumis à l’Assemblée nationale.

  

Déclarations des membres de la délégation du FSP

 

Eugène Azaytassou, coordonateur national des FCBE

 

«Nous sommes venus en groupe d’alliances, le PLP, le PCB et l’alliance FCBE dans le cadre de la tournée que nous sommes en train de faire auprès des personnalités et des institutions. Aujourd’hui, c'est le tour de la cour constitutionnelle. Nous avions exprimé nos préoccupations par rapport à la situation qui prévaut notamment, par rapport aux lois qui sont en train d’être adoptées ou en préparation au parlement. Nous y avons noté des normes liberticides. Nous avons aussi exprimé nos préoccupations par rapport à la révision de la constitution notamment la procédure qui a été demandée. Nous avons exprimé toutes ces préoccupations pour que le président de la cour constitutionnelle puisse nous écouter et gérer comme il l’entend. Il nous a bien reçus. Nous nous sommes exprimés. Il nous a rappelé un certain nombre de principes sans prendre partie dans le débat puisqu’il est une institution de recours. Nous nous sommes compris et l’audience s’est déroulée sous de bons auspices».

 

Gilbert Kouessi, Responsable des relations internationales du PCB 

«Nous sommes venus en délégation du Front pour un sursaut patriotique. C’est dans ce cadre que nous sommes venus voir le président de la cour constitutionnelle. Vous savez, quand le pays est en danger, tous les fils,quelque soit leur divergence, se mettent ensemble pour le sauver de ce danger. C’est ainsi que nous avons décidé de mettre sur pieds le Front pour un sursaut patriotique. Face au danger que court le pays avec les lois liberticides que met en place le président Talon, face à la révision de la constitution qui est un projet dictatorial despotique et qu’il veut faire passer à marche forcée à l’assemblée nationale, nous avons décidé de prendre à témoin toutes les personnalités et autorités de ce pays afin que chacun puisse jouer sa partition. Nous sommes convaincus que demain l’histoire nous demandera des comptes. L’histoire nous demandera ce que nous avons pu faire quand le pays a traversé une période difficile. En dehors du sit-in qui se tient aujourd’hui à l’assemblée nationale pour demander aux députés de prendre leurs responsabilités, nous sommes venus voir le président de la cour constitutionnelle comme c’est déjà le cas avec le professeur Albert Tévoédjrè. Nous allons continuer dans ce cadre pour alerter les autorités et institutions du pays. Nous sommes très satisfaits des déclarations que le président de la cour constitutionnelle a eu à nous faire. Nous avons compris qu’il n’a pas droit de prendre position mais aussi  senti qu’il y a de graves préoccupations dans le pays et que c’est important, la démarche que nous avons faite en sa direction.»

 

Amos Elègbè, membre des FCBE

 

«Comme je l’ai dit au professeur Holo, président de la cour constitutionnelle, je suis heureux qu’il fasse partie du collège des constitutionnalistes qu’on avait, avant la conférence, mandaté pour aller écrire l’avant-projet de la constitution qui a régi notre nation. Ce que nous avons dit tient sur trois points. Nous avons rappelé au président Holo, qui est un constitutionnaliste, les principes qui nous ont guidé à la rédaction de la constitution qui est là et qui nous a conduit jusqu’au référendum, mais surtout les principes fondamentaux qu’on ne doit pas toucher. Parmi ces fondamentaux, on a : la laïcité de l’Etat, l’intégrité territorial et tout. Depuis 2013, il y a un principe qui s’est ajouté. C’est le consensus qui s’est érigé en valeur constitutionnelle. Il est d’accord avec nous sur le fait qu’il faut sauvegarder ce qui a été défini en conférence nationale. Mais, ce qui est important pour nous, c’est de lui rappeler que les lois liberticides qui vont peut-être lui parvenir, contiennent des dispositions qui viennent déstabiliser la nation béninoise et qui concentrent les pouvoirs dans les mains d’une seule personne. Si on avait fait ainsi à la conférence nationale, honnêtement on ne serait pas là après 27 ans. Lorsque vous voulez toucher quelque chose que vous avez reçu comme héritage qui a duré 27 ans et permis la stabilité politique, l’unité nationale, la concorde, la paix sociale, il faut faire attention et avoir l’adhésion du peuple. On aurait pu dire à la conférence nationale qu’on est représentatif, on aurait pu voter et applaudir, mais tel n’a pas été le cas. Nous demandons au président Talon de revenir à la raison pour interroger ce peuple. Nous avons vu qu’en dehors de ces lois liberticides, il s’arroge de tous les pouvoirs pour se transformer en un agent de renseignement. Ce que nous n’avons jamais vu dans ce pays depuis 1960 et qu’aucun chef d’Etat ne fait. Ce n’est pas possible. C’est lui qui autorise qu’on aille enquêter sur les patriotes. Notre chef d’Etat a du boulot. Je n’ai jamais vu ça quand j’étais Directeur de cabinet sous Kérékou.  Ce qui est encore grave, c’est qu’il supprime trois points essentiels qui sont dans la constitution. Il supprime le Conseil économique et social alors que ce Conseil, comme la Cour constitutionnelle, comme la HAAC, sont des institutions qui ont des fonctions spécifiques et qui ont permis à la constitution de  jouer son rôle. Le CES est composé de gens de diverses catégories socio-professionnelles, des paysans, artisans et enseignants, qui participent au renforcement de ce que nous sommes tous du même pays. Lorsque vous voulez casser ça, on doit réévaluer la Cour constitutionnelle, la HAAC et voir où nous allons. Ce qui nous intéresse, c’est que la cour constitutionnelle joue son rôle. Nous sommes venus leur dire de prendre leurs responsabilités car là où nous allons est très dangereux pour les générations à venir. Ils nous ont dit qu’ils ont le droit de réserve. Ceux qui ont écrit la constitution de Talon vont dire que le président en cours d’exercice imbu de ses pouvoirs ne peut pas être gardé en vue ni être détenu. C’est trop facile et du jamais vu. C’est donc à dire que je signe un chèque blanc à un chef d’Etat qui fait 5 ans va s’en aller sans qu’on ne le poursuive. Pareil pour les ministres. Or aujourd’hui, je dois poursuivre le chef d’Etat. Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy ont été poursuivis. Voila ce qu’on est venu leur rappeler. Mais, il faut que le peuple sache que la cour constitutionnelle ne donne pas son avis tant qu’elle n’est pas saisie. Nous avons fait une démarche légale, citoyenne et nous pensons que la cour prendra ses responsabilités le moment venu».

 

Cécil Adjévi, Secrétaire Général et Porte-parole du PLP

 

«Nous avons accepté, avec les ainés, d’être membres du Front pour le Sursaut Patriotique qui, depuis quelques jours, travaille pour réagir face à ce que nous constatons dans le pays. Dans le cadre de la tournée que nous avons entreprise pour consulter certaines personnalités et institutions, nous avons rencontré ce matin, le président de la cour constitutionnelle. Nous sortons de cette audience très ragaillardis et très confiants. Nous avons rencontré des sages de la cour très sereins qui, à notre avis, sont là pour le job. C’est vrai qu’ils ont le droit de réserve et ne peuvent en aucun cas se prononcer sur les doléances mais nous avons reçu de sages conseils. On nous a rappelé les voies de recours que nous devons exploiter pour nous faire entendre. Nous rappelons que, si éventuellement notre voix ne porte pas jusqu’à l’assemblée nationale, nous pouvons nous rabattre sur la cour pour avoir gain de cause. Nous savons que nous avons une démocratie qui bouge et nous, au niveau du PLP composé essentiellement de jeunes, nous apprenons aux côtés de ces aînés. Nous venons de suivre un président de la cour constitutionnelle qui est soucieux de l’avenir des jeunes. Il a estimé qu’au-delà de ce que nous faisons, qu’il y ait des écrits, de la mémoire, pour que la génération montante s’inspire de tout ce qui se passe aujourd’hui pour prendre des résolutions justes demain. Nous sommes très confiants de la sérénité des sages de la cour et nous estimons que tout se passera dans l’ordre».

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