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Révision de la constitution : le prétexte pour ramener le Pvi et se représenter en 2021
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Révision de la constitution : le prétexte pour ramener le Pvi et se représenter en 2021

Révision de la constitution : le prétexte pour ramener le Pvi et se représenter en 2021

Patrice Talon est un homme d’Etat sans parole. Il ne prêche pas par exemple. Il dit de faire ce qu'il demande mais il s'interdit lui-même d'exécuter ce qu'il demande d'accomplir. Un Etat sans parole est un Etat sans avenir. Les Béninois comprennent mieux maintenant que son projet de révision constitutionnelle était juste un prétexte pour ramener son Pvi et renoncer à son mandat unique. Des leaders étourdis, le Bénin en a en abondance.

Sur la télévision nationale, samedi dernier, le Chef de l’Etat a renoncé à ses réformes constitutionnelles. «Le mandat unique, c’est fini. Le projet de révision est derrière moi», a-t-il déclaré. Sera-t-il candidat en 2021 ? «J’aviserai », a-t-il indiqué, avant de trouver des "mains invisibles" derrière le camouflet reçu au Parlement, le 04 avril dernier.

Pour le président Patrice Talon, puisque son projet de révision n’a pas prospéré, «la règle générale s’appliquera» à lui-même en 2021. Sa promesse de faire un seul mandat présidentiel ne sera donc pas tenue. Sur la question, il a été on ne peut plus clair : «la constitution en vigueur sera appliquée à tout le monde».

Avant, pendant et surtout après la campagne présidentielle, à aucun moment, Patrice Talon n’avait conditionné le respect de sa parole de faire un seul mandat à la révision de la constitution. "Si par extraordinaire le mandat unique, cette réforme, ne passait pas, dans tous les cas, je ferai, à titre personnel, le mandat unique pour montrer à mes concitoyens que j'y crois fermement", avait-il rassuré, le 1er août 2016, sur l’Ortb.

Mieux, dans l’accord politique signé avec la Coalition de la Rupture d’entre les deux tours de la présidentielle 2016, le candidat Patrice Talon avait pris le ferme engagement de faire un seul mandat.

Une fois au pouvoir, il n’a jamais cessé de réaffirmer sa volonté de quitter le pouvoir en 2021. C’est d’ailleurs l’élément de langage utilisé par ses laudateurs pour expliquer l’improvisation, la navigation à vue et la précipitation avec lesquelles le pays est géré depuis un an. «Nous n’avons pas beaucoup de temps. Nous voulons aller très vite et parfois la méthode n’est pas bonne», a reconnu le Chef de l’Etat devant les imams, à la Marina.

Que s’est-il alors passé pour qu’il revienne sur sa promesse vendue à prix d’or ? L’échec de son projet à l’Assemblée nationale ne saurait expliquer ce retournement spectaculaire de veste. Patrice Talon avait son agenda caché. Et tout porte à croire aujourd’hui qu’il ne tenait pas vraiment à la révision constitutionnelle. Si c’était vraiment un défi à relever, il lui suffisait simplement de prendre en compte les observations de son peuple et de revenir avec un projet consensuel. Et puis a-t-il besoin de réviser la constitution avant de faire un mandat unique, puisqu’il s’applique à lui seul ?

Quand Talon dit d’aller à droite, il faut aller à gauche. La gouvernance du «Nouveau Départ» est faite de diversion, d’intoxication, d’écrasement des plus faibles, d’intimidation, de menaces, de manipulation et de désinformation. Et le Chef de l’Etat a encore réussi à détourner l’attention de ses compatriotes sur son bilan catastrophique. En réalité, tout le monde devrait être focalisé en ce moment sur ses 12 mois de gouvernance autocratique, affameuse et prédatrice. Mais il a driblé les Béninois en leur servant un autre plat à la télévision nationale. Le vrai mobile de sa sortie médiatique est de faire diversion. 2021 est encore loin. Quatre ans de campagne électorale.

 

Le pays va mal

 

Le chef de l’Etat a reconnu que "le pays va mal". "C'est vrai qu'il n'y a pas d'eau. C'est vrai que le pays ne fonctionne pas bien. Je le reconnais mais nous n'avons pas un bâton magique", a-t-il affirmé. Et le bouc émissaire n’a pas changé de profil : l’ancien régime. C’est comme si c’est l’ancien régime auquel il avait appartenu qui dirigeait encore le pays. Patrice Talon sera-t-il responsable de sa mauvaise gouvernance un jour ?

Face à la misère qui est montée d’un cran dans les foyers, dans nos villes et campagnes, le président de la République n’a pas changé de discours. En panne d’initiatives, il invite ses compatriotes à attendre «1 à 2 ans» encore pour voir le miracle promis à l’Elysée. "Nous allons engager bientôt les travaux pour que le peuple qui souffre maintenant retrouve le sourire. Nous y attelons déjà. Changer un modèle nécessite des moyens, des compétences. L'État n'a pas vocation à créer d'emplois mais à favoriser les conditions pour la création d'emplois. Nous avons passé un an pour mettre en place la machine. On va déployer bientôt les grands moyens pour la satisfaction des Béninois. C'est pour bientôt", a-t-il indiqué, laissant les Béninois sur leur faim.

 

Contrevérités sur le coton

 

Pour le Chef de l’Etat, "le coton va mieux". Faux. Le député Issifou Amadou de la 8ème circonscription électorale, suppléant de son ministre de l’intérieur, n’a pas attendu son passage sur la télévision nationale avant d’annoncer le chute de la filière. "Le coton est en train de pourrir dans les champs, le président Talon nous amène à regretter Yayi. Talon ne s'est jamais déplacé pour aller dans les champs de coton", a-t-il annoncé sur Arzèkè Fm. Et effectivement, contrairement aux allégations de Patrice Talon, la campagne cotonnière en cours sera la plus désastreuse. 400.000 tonnes de coton graine est de l’utopie et le chef de l’Etat le sait très bien dans son fort intérieur.

Au cours du débat, le Chef de l’Etat a aussi affirmé qu’aucun centime n’a été décaissé au profit du coton depuis qu’il est à la Marina. Qu’ont-ils servi les milliards décaissés au trésor public pour le compte de la filière coton annoncés même en conseils des ministres ?  19,5 milliards, 14 milliards, 12 milliards, 7 milliards… ? En témoignent les comptes rendus des premiers conseils des ministres de la «Rupture» présentés par Pascal I. Koupaki et les arrêtés ministériels signés par le ministre des finances pour autoriser des décaissements au profit des sociétés du chef de l’Etat et de celles de son entourage.

En réalité, le Chef de l’Etat prend ses compatriotes pour des cons. Depuis son installation au pouvoir, l’Etat a bel et bien mis des fonds dans le coton. Et lorsqu’il parle des subventions (150 milliards) de l’Etat au secteur, il doit avoir le courage de dire la vérité aux Béninois.

Enfin, dire que son «ami» Olivier Boko ne connaît même pas la couleur du mur de la salle du conseil des ministres est une insulte pour les Béninois. Que va chercher un «ami» qui ne connaît pas la couleur du mur de la salle du conseil des ministres du Bénin à l’Elysée avec François Hollande et en Turquie avec Erdogan?

Somme toute, le Chef de l’Etat aurait dû se taire. Il s’est exprimé sur les sujets qui agitent la République sans convaincre ses concitoyens, qui ne lui demandent que le pain quotidien et non les discours de divertissement.

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