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Entretien avec Sikka Tv, Soleil Fm et Esae Tv : Ajavon déçu de la gouvernance Talon, le Bénin régresse
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Entretien avec Sikka Tv, Soleil Fm et Esae Tv : Ajavon déçu de la gouvernance Talon, le Bénin régresse

Entretien avec Sikka Tv, Soleil Fm et Esae Tv : Ajavon déçu de la gouvernance Talon, le Bénin régresse

Le Président du patronat béninois, Sébastien Germain Ajavon, arrivé en 3ème position lors de l’élection présidentielle de mars 2016 au Bénin, sort de son mutisme. Ce dimanche 16 avril 2017, il a accordé une interview à plusieurs médias nationaux. La gouvernance de Patrice Talon était en débat. Sébastien Germain Ajavon n’est pas allé par quatre chemins pour dénoncer la mal gouvernance, la corruption, l’impunité, le népotisme et les conflits d’intérêts au sommet de l’Etat, les règlements de comptes politiques et économiques, la misère qui frappe les Béninois, les opérations de déguerpissement sauvages, la pression fiscale et autres pratiques malsaines qui font fuir  les investisseurs privés, la révision opportuniste de la loi fondamentale, le retour du PVI dans des conditions opaques, la restriction des libertés fondamentales…qui caractérisent le régime. Le premier contributeur au budget de l’Etat béninois a osé mettre à nu une gouvernance autocratique, affameuse et prédatrice.

 

 

«Je me suis mis à l’écart. Parce qu’ils ont voulu me mettre à l’écart aussi. Je m’y plais bien. Je ne suis pas de nature à critiquer sans apporter des solutions. Nous avons eu des discussions, entre le patronat et le gouvernement sur le Partenariat Public-Privé.  Mais nous avons eu la mauvaise surprise de n’avoir pas été suivis alors que le gouvernement semblait avoir admis les orientations que nous avions exposées. Comment un père de famille peut reconnaître que ses enfants ont faim et ne rien faire pour leur trouver de quoi se nourrir ?» Le décor est bien planté. Sébastien Germain Ajavon, celui qui a permis à Patrice Talon de prendre les clés de la Marina le 06 avril 2016, a frappé très fort.

Pour le Président du patronat béninois, le bilan de l’an 1 du chef de l’Etat est négatif. Malgré sa bonne foi, il n’a pas pu mettre une seule action concrète à son actif. C’est d’ailleurs pourquoi, il estime que si c’était lui que les Béninois avaient élu, il aurait «construit des milliers de salles de classe en 1 an; donné de l’eau potable aux populations dans plusieurs localités; baissé immédiatement les droits et taxes, sans perdre des recettes; équipé le plateau technique de nos hôpitaux avec un IRM; résoudre la question du délestage en réduisant les coûts de location des groupes électrogènes; lancé activement la 4G sur le plan de l’Internet avec tous les emplois que cela pourrait générer…».

Voilà une bonne leçon de gouvernance que Sébastien Ajavon donne à Patrice Talon pour lui montrer qu’il n’a rien fait durant ses 12 premiers mois. «Pas besoin d’aller au gouvernement pour aider son pays. Je paie déjà des impôts et taxes malgré toutes les tracasseries. Nous n’avons encore renvoyé aucun emploi malgré tout ceci. C’est en soi une aide importante. Avec toutes les histoires inventées et fermetures, nous continuons d’être le premier contributeur de l’Etat sans renvoyer un salarié. Cela me fait rappeler l’échange que j’ai eu avec le Président de la République sur les interdictions des réunions et manifestations des étudiants. Je lui ai indiqué que c’était une décision qu’il fallait rapporter puisque cela enfreint aux libertés. Le campus est le meilleur endroit pour encadrer les jeunes. Les renvoyer de là fait courir le risque de les voir se réunir de façon anarchique est plus incontrôlable», a-t-il expliqué. «Malgré toutes les difficultés que nous subissons du pouvoir en place, nous sommes toujours restés le 1er contributeur pour la caisse de l'État au Bénin. Nous n'avons encore licencié aucun employé», a-t-il souligné.

Sur la question de la restriction des libertés fondamentales, Sébastien Germain Ajavon a dénoncé le recule du Bénin. «Les libertés sont menacées aujourd’hui. Les journalistes dans ce pays font globalement du bon métier.  Les médias dont je suis le promoteur ont toujours joué le même rôle, hier et aujourd’hui. Quand il n’était pas possible à des hommes politiques de se faire entendre sur le plan médiatique, ils pouvaient se rabattre sur Soleil Fm, les soutiens du candidat Talon y compris. Car à Soleil Fm, on ne prend de l’argent à personne afin de le faire passer sur nos antennes. On a voulu fermer Sikka Tv qui est une chaîne française. Ne le pouvant pas on a bloqué Idéal Production qui a un contrat d’exclusivité avec Sikka Tv. Or, Ideal Production, je l’ai créée parce que je trouvais qu’il était normal que les emplois de production que devaient générer la chaîne Sikka devaient revenir à des jeunes béninois. Pendant la campagne électorale présidentielle, j’ai même noté que le candidat Talon et ses soutiens avaient obtenu plus de temps de parole que moi-même, candidat, quand bien même je serais le promoteur de cette station de radio. Les journalistes font leur travail en toute indépendance tout simplement», a-t-il fait observer.

 

 

 

Plainte légitime contre l’Etat

 

 

Dans l’affaire de cocaïne, la justice béninoise a dit le droit. Malheureusement, l’acte de l’Etat à travers ses structures compétentes a causé des torts à Sébastien Germain Ajavon et à son entreprise. Il est donc dans son droit lorsqu’il demande la réparation des préjudices qui lui sont causées, afin de préserver son image de marque, sa crédibilité auprès de ses partenaires.  «Je suis un homme de parole. J’ai pardonné le 04 novembre en allant à l’Eglise Saint Michel pour rendre grâce car Dieu était au contrôle et a permis aux juges de dire le droit. J’ai pardonné mais pas oublié. De plus, depuis le 04 novembre, un harcèlement organisé s’est mis en place en fermant mes entreprises, en tentant de me discréditer auprès de mes partenaires à l’international. Il y a même un appel fictif qui est sorti et qui ne prospère pas. Le seul moyen pour moi d’arrêter ce harcèlement est de saisir la justice, aussi bien au Bénin pour savoir qui a mis de la cocaïne dans les conteneurs, et aussi à la Cour africaine des Droits de l’homme pour les dommages causés pour avoir détenu un citoyen qui offrait pourtant les garanties de représentativité», a-t-il déclaré sur Sikka TV, Soleil Fm et Esae TV. «J’ai réclamé 250 milliards en dommages et intérêts. Si je devais compter les dommages réels causés et l’honneur atteint, nous serions bien au-delà des 1000 milliards. Des contrats en cours ont été résiliés par certains de mes partenaires. Ce qu’il était prévu que ces contrats me rapportent en 5 ans est largement au-delà de ce que je réclame. J’aurais bien préféré que ce soit les auteurs de ces faits qui paient de leur poche pour ramener les gouvernements à l’ordre. Les institutions devraient à ce niveau jouer leur rôle. L’argent n’est pas le plus important. C’est encore bon que je sois un Béninois. Imaginons que ce qui m’arrive ait  plutôt comme victime un étranger. Pensez-vous que cet opérateur économique se limiterait à 250 milliards et qu’on pourrait négocier avec lui ? J’ai fait une plainte. Mais cela ne veut pas dire que j’ai déjà gagné. Chacun affûtera ses armes. Nous nous présenterons aux juges. Les juges apprécieront et décideront de celui qui est dans ses droits. Mais soyez-en sûrs : je ne fais pas cette démarche pour que les 250 milliards viennent grossir mon patrimoine personnel. Cela permettra au moins, à coup sûr, d’utiliser l’argent public pour venir réellement en aide aux populations les plus défavorisées», a-t-il clarifié. «Le climat des affaires dépend de la sécurité des investissements. Les opérateurs économiques locaux ont désormais peur au regard du traitement imposé. On est en mesure, au Bénin, d’aller poser de la drogue dans les biens d’autrui. Que dire des investisseurs étrangers ? Quels signaux envoyons-nous à nos partenaires avec de tels comportements ?», s’est-il demandé.

 

 

Révision de la constitution

 

 

 

Le projet de révision de la constitution envoyé à l’Assemblée Nationale est, pour Sébastien Germain Ajavon, «taillé sur mesure». C’est la raison pour laquelle il a remercié tous ceux qui ont œuvré pour faire échec à ce projet. «Je remercie les 22 députés, plus un, parce qu’ils ont compris que c’était un marché de dupe. Je comprends les députés qui ont choisi d’envoyer le projet à la commission des lois, afin de procéder à des amendements. Ils y ont cru de bonne foi. La révision de la constitution est nécessaire, mais il faut une révision consensuelle en allant devant le peuple. Je connais le peuple béninois. Il votera à une grande majorité si on ne lui laisse pas croire qu’il s’agit d’un projet personnel. Parmi les députés qui ont voté pour comme parmi ceux qui ont contre, il y a des députés qui m’ont soutenu lors de la dernière élection présidentielle. J’aurais financé qui ? Pour quel but ? Vis-à-vis de moi chaque député reste libre. Il faut un peu plus d’éthique dans la politique», a-t-il mis au point. Comme pour répondre aux accusations calomnieuses faisant état de ce qu’il serait «la main invisible» qui aurait fait bloquer le projet au parlement. 

 

 

 

Gestion du pouvoir et positionnement politique

 

 

Sur sa participation à la gestion du pouvoir, l’invité de Donklam Aballo, Nadège Djiwan et Joël Ahofodji a été on ne peut plus clair : «Je n’ai pas de ministres au gouvernement. Ils sont au gouvernement en tant que ministres du Président Talon pour servir la Nation. Ils sont responsables de leurs faits et gestes devant le Chef du gouvernement. Je ne ferai pas de la politique aveugle. Je ne suis ni de près ni de loin associé à la gouvernance Talon. Ni personnellement ni à travers les trois ministres que j’ai envoyés autrefois au gouvernement. J’ai clairement pris mes distances. Les adultes qu’ils sont, les responsables de famille qu’ils sont devraient tirer certaines conséquences par eux-mêmes. Il ne m’appartient pas d’aller les tirer du gouvernement manu militari».Va-t-il créer un parti politique ? «Ce serait pour très bientôt», a-t-il rassuré. «L’histoire de la cocaïne pure est allée très loin. J’avais informé très tôt que j’allais commencer par m’organiser sur le terrain. Cela va se faire à travers l’organisation politique. Mais cette annonce a dû semer la panique. Il fallait alors trouver une raison suffisante pour m’écarter de la course. Jusqu’à ce jour des menaces continuent de me parvenir», a-t-il précisé. Va-t-il travailler avec Komi Koutché, ancien ministre de l’économie et des finances du président Boni Yayi ? «Une alliance avec Komi Koutché ? Nous n’en avons pas parlé. Mais le ministre Koutché est un jeune brillant et j’ai envie de discuter avec tout le monde, d’être en contact avec la jeunesse de ce pays, la jeunesse prometteuse de ce pays pour construire», a-t-il répondu. «Je ne ferai pas de la politique à l’aveugle. Si des actes négatifs sont posés, je les dénoncerai. Vous ne me trouverez jamais dans la vague de ceux qui applaudissent les mauvaises choses. Je n’ai pas à avoir peur. Ce n’est pas parce qu’on doit avoir peur de mourir qu’on ne devrait plus dormir. Au contraire. Je suis comme chacun de nous, Béninois, devant bénéficier de la protection que le Président de la République doit à chacun de nous. Si donc, il arrivait quoi que ce soit à un seul de mes cheveux, le Président de la République en répondrait naturellement», a-t-il mis en garde.

 

 

 

Retour du PVI pour tuer l’économie

 

 

Pour l’opérateur économique Sébastien Germain Ajavon, le retour du PVI est une mauvaise nouvelle pour les investisseurs. Toute la machine du PVI dans les mains d’un privé est un cancer pour l’économie nationale. «Le PVI, c’est le scanning et le tracking. Cela profite à une entreprise privée au lieu de profiter à l’Etat. Elle vient se grever sur les importations et prélever des recettes sur chaque conteneur, contrôlé ou non. Il aurait été possible de faire des unités mixtes avec nos douanes et en renforcer le suivi si besoin», a-t-il indiqué. «Scanning : environ 10 milliards sur 10 années pour l’acquisition. Mais la société privée pourra engranger 10 à 15 milliards par an. A l’aéroport, le scanning se fait avec nos douanes. Pourquoi ? Parce qu’on ne perçoit pas des droits sur les bagages des voyageurs. Mais au port, là le privé s’y intéresse parce qu’on prélève des droits sur chaque conteneur contrôlé ou non. Le PPP est la meilleure des choses. Il faudrait qu’il se passe dans de bonnes conditions. Que chacun soit en mesure de répondre demain de ses actes si après contrôle on s’aperçoit des conditions dans lesquelles le PPP s’exécute aujourd’hui», a-t-il déclaré.

 

 

Fourniture d’intrants

 

 

Le président du patronat béninois a fait de troublantes révélations sur la fourniture d’intrants au Bénin : «Les intrants importés par le biais des entreprises que gérait le Président Talon, rentrent au Bénin sans payer aucun droit ni aucune taxe. C’est donc de la subvention déguisée. Qu’on organise la compétition pour la fourniture des intrants et les producteurs auront des intrants moins chers et auront plus de bénéfice. Le président Talon suggère un nouveau modèle basé sur la production et la transformation et non le commerce. Il est dans le coton depuis des décennies. Combien a-t-il investi dans des usines de transformation pour le textile, par exemple ? Le Président Talon s’est félicité des résultats de la campagne cotonnière : 400.000 tonnes. Où est le mérite pour une société en situation de monopole ?», s’est-il demandé.

 

 

Emprunts obligataires tous azimuts et CNSS

 

 

Pour Sébastien Germain Ajavon, «un pays comme le Bénin ne peut pas aller emprunter 1200 milliards chaque année si nous n’avons que 700 milliards de recettes intérieures». Il estime que, pour emprunter un montant, il faut être en mesure d’en financer 50%. «L’emprunt obligataire de 150 milliards dont le Président de la République s’est félicité. La réalité est grave. La Caisse Nationale de Sécurité Sociale qui collecte les cotisations des privés pour leurs pensions, a souscrit à cet emprunt pour 40 milliards. De même, les banques de la place qui détiennent les Dépôts à terme de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale sont contraintes de souscrire cet emprunt avec le chantage de leur retirer les Dépôts à terme de la CNSS», a-t-il révélé. «Un Dépôt à Terme est un mécanisme par lequel vous déposez de l’argent à la banque sans possibilité de le reprendre pendant toute la période consentie. Jusqu’ici, la CNSS a toujours fait un DAT de 4 ans maximum. Or, désormais, on veut faire faire des DAT de 12 ans voire 14 ans à la CNSS. Ce qui implique que la CNSS ne peut pas toucher ces dépôts avant 12 ans. Que se passerait-il pour les pensions du privé si un événement survenait au niveau de ces banques ?», a-t-il annoncé.

 

 

Casse inhumaine des commerçants

 

 

Les opérations de déguerpissement entreprises par le gouvernement sont inhumaines aux yeux du président du patronat. Il n’a pas aimé la méthode autoritaire utilisée pour chasser les Béninois des abords des voies et détruire leurs commerces comme s’ils étaient des animaux ou des étrangers. «On cherche des termes voilés pour nuancer et cacher le désordre que l’on a causé. Il s’agit d’une opération de casse. Le Chef de l’Etat a dit qu’il a un projet pour construire des marchés. Mais qu’il fallait faire des études. Le bon sens indique qu’on fait les études d’abord. Il y a un vrai problème de méthode. Avec ce gouvernement, on fait 4 avant de faire 1. Sous le Président Boni Yayi on faisait 2 avant de faire 1. Mais actuellement on fait 4 avant de faire 1», a-t-il dénoncé. «Pour les casses : faire les études, construire là où il faut, recaser ceux qui seront déguerpis. Leur indiquer qu’ils ont désormais de nouveaux endroits prévus et qu’ils devraient harmoniser leurs installations d’une manière retenue d’accord parties. Si, à ce moment, ceux qui occupaient l’emprise publique et qui payaient des droits d’occupation, ne voulaient pas quitter, l’Etat serait en droit de les faire déplacer. Qu’on ne nous trompe pas. A Abidjan et à Paris d’où je suis rentré sous peu, j’ai vu des baraques à Abidjan sur l’emprise publique. En France les trottoirs sont occupés par des restaurants et boutiques de commun accord avec la mairie de Paris», a-t-il expliqué, avant de proposer : «En attendant de faire les études, construire et réintégrer les populations dans leurs emplacements». Il pense qu’«il vaut mieux faire du rétropédalage que de nuire aux populations qui vous ont élu».

 

 

Présidentielle 2021

 

Tirant les leçons de sa participation à l’élection présidentielle de mars 2016 et de son appel à voter pour Patrice Talon au second tour, Sébastien Germain Ajavon entend «mettre la barre très haute en 2021». Sur la question, il n’a pas fait économie de vérité. «Si je ne sens pas que je dois venir pour rendre service, être utile, plébiscité par les populations, peut-être que je n’y serai pas. Oui le Président d la République a dit qu’il avisera. Il faut savoir que le Président pourra aviser pour lui-même et le peuple décidera. Avant toute chose il est question de travailler et de franchir les étapes : législatives, communales et locales avant la présidentielle», a-t-il déclaré. «Il y a plusieurs catégories d’opérateurs économiques. J’ai choisi de ne pas faire des marchés d’Etat. Je suis un pur privé et social. A quelle catégorie d’opérateur économique le Président Talon appartient, je laisse les populations en juger. Mais il n’est écrit nulle part que Sébastien Ajavon doit impérativement être Président de la République. Mais si c’est écrit par Dieu, qui suis-je pour dire non si je peux être utile», a-t-il souligné.

 

 

Profonds regrets

 

 

Sébastien Germain Ajavon regrette beaucoup d’avoir soutenu Patrice Talon. «Je me sens un peu responsable. C’est la première fois que je me sens responsable de l’avènement d’un Chef de l’Etat. Je me sens même coupable. Mais l’élection s’est passée dans un contexte avec des résultats du premier tour que je pouvais contester. Mais pour la paix, j’ai choisi de ne pas contester. L’un des deux premiers était chef d’entreprise (même s’il ne connaissait que les marchés d’Etat). J’ai résisté aux pressions pour pouvoir l’amener au pouvoir. Lui-même est allé solliciter mon soutien. C’est là la meilleure preuve qu’il comprenait l’importance de mon choix. Dieu a voulu qu’il soit Président de la république. Je ne reviens pas là-dessus. Mais à l’heure du bilan des 12 premiers mois, je suis très déçu. Car nous avons régressé», a-t-il confessé. «Je ne peux concevoir que moi, au pouvoir, je ne puisse pas faire mieux que le Président Yayi Boni. Le peuple a faim, plus que sous le Président Yayi Boni. Je n'ai jamais été du côté de Yayi, mais aujourd'hui je le regrette», a-t-il regretté sincèrement.

 

 

Le Nigéria est une grande opportunité

 

 

Le président du patronat estime que le Bénin doit profiter au maximum de sa proximité avec le Nigéria pour se développer. «Le Nigéria est une grande opportunité pour nous contrairement à ce qu’on laisse penser en proposant d’aller vers un nouveau modèle économique industriel. Mais le Président de la République précise que cela prendra du temps. Mais que recommande le bon sens lorsqu’on doit changer de modèle et que cela devrait prendre du temps ? On entretient l’existant au mieux pour vous permettre de faire face à la mutation que vous souhaitez. Pour preuve, vous avez des gens qui ont le monopole dans le coton depuis des décennies. Ils ont profité des subventions pendant des années. Sans jamais investir pour instaurer le fameux modèle économique, ne serait-ce que dans leur secteur d’activité», a-t-il laissé entendre.

 

1 Commentaire

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