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Suspension, perquisition et tentative d’arrestation de Soglo : Talon franchit le rubicond, le complot de trop contre les opposants

Suspension, perquisition et tentative d’arrestation de Soglo : Talon franchit le rubicond, le complot de trop contre les opposants

Sous la «Rupture», le cynisme a atteint le sommet de la pyramide. Tous les moyens sont utilisés pour éliminer politiquement, un à un, les opérateurs économiques et hommes politiques qui dérangent. Personne n’est à l’abri. Patrice Talon ne lésine sur aucun moyen pour atteindre ses objectifs. En début de mandat, sur la télévision nationale, il avait prévenu ses compatriotes : «Ce n’est pas le bilan qui fait qu’on est réélu, c’est la façon dont on tient les leaders d’opinion. C’est la façon dont on empêche la compétition». Bien évidemment, pour «empêcher la compétition», il faut mettre les opposants ou potentiels adversaires hors d’état de nuire. Cette recette machiavélique, le chef de l’Etat l’applique à la lettre. Il s’en sert pour régler ses comptes avec tous ceux qui ne soutiennent pas son programme d’actions du gouvernement. «Vous êtes avec lui et vous avez sa protection ou vous êtes contre lui et il vous écrase en premier», confie l’un de ses proches.

Après Sébastien Ajavon, Séverin Adjovi, Martin Rodrigez pour ne citer que ceux-là, il s’attaque maintenant à Léhady Soglo, maire de Cotonou, qui a commis le péché de ne l’avoir pas soutenu en 2016. L’autre crime qu’il a aussi commis est le fait d’avoir comme mère, Rosine V. Soglo, qui a battu campagne contre le projet de la révision constitutionnelle.

Patrice Talon est un rancunier. Il ne pardonnera pas à tous ceux qui œuvré pour faire échec à ce projet. Ils sont ses «ennemis». Il l’a dit sur la télévision nationale et sur plusieurs chaines internationales. D’où la politique de la ruse, de la rage et de l’immoralité pour traquer tous les opposants déclarés ou non.

En 15 mois de gouvernance, Patrice Talon a franchi la ligne rouge. Il a battu le record de la violation de la Constitution et des droits de l’Homme. La dictature s’est confortablement assise.

A qui le tour ? Quel avenir pour le Bénin dans un tel environnement ?

Présent au domicile de Léhady Soglo toute la nuit de ce vendredi 28 juillet 2017 pour être témoin de la violation des droits de l’Homme, le Président du Parti pour la Libération du Peuple (PLP) a exprimé ses sérieuses appréhensions sur les dérives autoritaires du régime. «Notre liberté est entre nos mains. Ne laissons personne nous la voler. C’est par nos propres efforts, notre combat citoyen, que nous la protégerons. Le développement économique et social de notre pays est à ce prix. Le silence est un cancer. Osons sauver notre patrie en danger. Résistons à la dictature», a déclaré Léonce HOUNGBADJI à la presse.


Le filme des événements

 

Vendredi noir pour Léhady Vinagnon SOGLO, maire de la ville de Cotonou et président du parti la Renaissance du Bénin (RB). Le vendredi 28 juillet 2017 sera inoubliable pour la famille Soglo et le peuple béninois tout entier. Tout a commencé par une audition du maire à la préfecture de Cotonou, devant le conseil départemental de concertation et de coordination. Les charges étaient lourdes. Léhady Soglo était appelé à répondre à  10 accusations. Elles tournent autour de sa gestion : «octroie des primes de maintien d’ordre et de sécurité; augmentation de plus de 100% des frais de représentation qui passent de 2.000.000 à 10.000.000 de F CFA pour l’année 2017 sans délibération spécifique du conseil municipal; vente non conforme au prix référentiel de la servitude du lot 366 du quartier Zongo Nord; attribution abusive d’une voie publique à Midombo dans le 3ème arrondissement; nomination de Madame Sintondji épouse Yaya Blandine Nicole au poste de Secrétaire Générale Adjointe en violation de l’article 26 du décret N°2001-412 du 15 octobre 2001 portant statut du secrétaire général de mairie; gaspillage des ressources financières de la commune dans le cadre des tours de ville; destruction et incinération des valeurs inactives non placées…».

Ce fut de vrais de sujets de composition. Léhady Soglo a pris bonne note de l’accusation et a demandé du temps pour apporter sa part de vérité à chacun des faits qui lui sont reprochés. Mais comme le plan pour l’abattre politiquement est déjà activé, l’autorité de tutelle a rejeté sa demande. L’audition finissait vers 16 heures. A 16 heures 30 mn, l’arrêté ministériel de Barnabé Dassigli, ministre de la décentralisation, suspendant le maire, circule déjà sur les réseaux sociaux. Le complot était parfait. C’était l’acte 2. Dans l’Arrêté Année 2017/N°026/MDGL/DC/SGM/DGL/SA/011 SGG17, le maire de la première ville à statut particulier du Bénin a été suspendu de ses fonctions pour «fautes lourdes», sans qu’il n’est la possibilité de se défendre. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Le ministre de la décentralisation a repris les accusations farfelues de la préfecture de Cotonou. Dans quel pays sommes-nous pour que le ministre se base sur des accusations sans fondement du genre «organisation de simulacre de consultations en matière de marché public» pour sanctionner un maire légalement élu ?

Les preuves existent et montrent clairement que ce n’est pas le maire qui  a «détruit et incinéré des valeurs inactives non placées». C’est le receveur percepteur de la mairie de Cotonou, Yessoufou, qui dépend du ministère de l’économie et des finances, qui l’a fait. En témoigne la correspondance en date du 25 février 2016 qu’il a adressée au maire. C’est bien lui qui a pris la décision afin de «libérer le caveau pour assurer une meilleure gestion du stock des valeurs inactives de l’exercice en cours».

Dans un Etat de droit, chacun doit pouvoir répondre de ses actes. Personne n’est au dessus de la loi. La possibilité doit être donnée à Léhady Soglo pour se défendre devant l’autorité de tutelle ou devant la justice. Mais le pouvoir a préféré aller plus vite en ne suivant pas les procédures appropriées. Le film des événements montre clairement qu’il s’agit d’un règlement de compte politique. Pourquoi le maire de Porto-Novo cité dans un dossier pendant devant la justice n’a-t-il pas connu le même sort ? Emmanuel Zossou a-t-il été auditionné par le préfet de l’Ouémé ? Barnabé Dassigli a-t-il été informé du dossier pour lequel il a payé une caution de 20 millions pour recouvrer sa liberté ? Pourquoi cette option de deux poids et deux mesures ?

 

"Une fiction au scénario de télénovela"

 

La loi permet bien évidemment au préfet d’auditionner Léhady Soglo et d’en rendre compte au ministre de la décentralisation. «Le maire ou l’adjoint qui commet une faute lourde peut être révoqué de ses fonctions. La faute lourde est constatée par l’autorité de tutelle qui après avis du conseil départemental de concertation et de coordination en dresse rapport au ministre chargé de l’administration territoriale. Celui-ci peut prononcer la suspension du maire ou de l’adjoint et proposer le cas échéant la révocation au conseil des ministres». C’est que dit la loi sur la décentralisation.

En réalité, l’audition ne s’est pas déroulée dans les règles de l’art. La personne auditionnée n’a même pas répondu aux dix questions. Le Maire de Cotonou a été invité à donner une explication suivant une procédure d'audition «sur place» alors que le législateur a prévu suivant l'article 56 de la loi 97-029, des explications par écrit au conseil départemental de concertation et de coordination. Le législateur n'a donc pas prévu une telle procédure d'urgence. Ce qui viole le droit de la défense. Visiblement, l'on note une mise en scène spectaculaire.

Entre 16 h et 16h30, quel compte rendu a-t-il été fait au ministre de la décentralisation pour qu’il prenne une telle décision ? Comment faire référence à une audition bâclée à peine terminée dans un arrêté ? Quand est-ce que le compte rendu du Préfet a-t-il été rédigé et transmis à quelle heure au Ministre ? Où est le rapport du conseil départemental de concertation et de coordination ? A quelle heure le courrier du préfet a-t-il été réceptionné au secrétariat du Ministre ? A quelle heure le Ministre l'a lu ? A quel service ou Directeur a-t-il affecté le courrier du Préfet ? Quelle est la Direction ou service qui a initié l'arrêté ministériel ? A quelle heure le projet d'arrêté a-t-il été reçu au cabinet basé à la présidence de la République qui s’occupe de l’examen des actes administratifs avant leur signature ? Quand est-ce que la réponse de la Présidence est-elle parvenue au Ministre ? Autant de questions qu’on est en droit de se poser au regard de la rapidité avec laquelle ce dossier a été conduit. «Je n’ai jamais su que l’administration publique béninoise est si rapide. C’est une première en 18 ans de carrière», constate un fonctionnaire en service au ministère de la décentralisation, sous le couvert de l’anonymat.

Visiblement, toutes les dispositions étaient prises pour conduire le dossier jusqu’au bout, dans la seule journée de ce vendredi. L’acte3 a été la militarisation du domicile du maire, la violence faite sur sa femme et ses parents et la perquisition de la maison («des documents et une somme d'argent ont été saisis», selon RFI).

Selon la loi sur l’enquête préliminaire, «les perquisitions, visites domiciliaires et saisies de pièces à conviction ne peuvent être effectuées sans l’assentiment exprès de la personne chez qui l’opération à lieu». Dans le cas d’espèce, la police a plutôt brutalisé tout ce qui bougeait devant elle. Or, à ce jour, aucune enquête judiciaire n’est ouverte contre le maire. Son domicile peut-il être perquisitionné dans ces conditions ? Le commissaire de police envoyé sur le terrain a été incapable de répondre à cette interrogation majeure.

Et tout ça se passe au pays de Martin Assogba, Jean Baptiste Elias et consorts. Tous ont donné leur langue au chat.

Martin Niemöller : «Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus chercher les juifs, je n'ai pas protesté, je n'étais pas juif. Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n'ai pas protesté, je n'étais pas catholique. Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait personne pour protester».Nul n'est à l'abri.

 

 

Première réaction de Léhady Soglo après l’assaut des forces de l’ordre dans sa maison

 

Mes chers compatriotes,

«Je me porte très bien grâce à Dieu, et aussi grâce à votre soutien et vos bons mots d'encouragement à travers vos nombreux coups de fil, vos messages aussi bien par personne interposée que sur les réseaux sociaux. Depuis hier, mon domicile ne désemplit pas. Je vois en cela, un motif de solidarité et d'amour à l'endroit de ma modeste personne. C'est au surplus, la preuve éclatante que la fraternité est plus forte que l'adversité et l'injustice.

Puisse Dieu, le tout puissant, protéger notre pays et vous bénir davantage.»

 

LEHADY V. SOGLO

 

Les clarifications de Maître Sadikou Alao

 

«J’ai demandé au commissaire, pourquoi êtes vous venu au domicile du maire ? C’est un domicile privé, vous n’y êtes pas invité. Il me dit qu’il veut rencontrer le maire. Je dis en quelle qualité ? Il dit qu’il est commissaire de police. Mais le maire ne vous a pas invité est-ce que vous avez un mandat pour vouloir rencontrer le maire. Il a dit «Non» mais en tant que commissaire il peut rencontrer le maire. Je dis il n’y a aucun texte qui vous permet de rencontrer le maire.»

 

 

Olympe Bhêly-Quenum : «Le peuple du Bénin n’est pas un troupeau d’ânes sauvages»

 

«To o gbà … Olympe, je te connais, je sais que tu ne baisseras jamais les bras.» Cardinal Bernardin GANTIN. Oui, dussé-je être au pied de la tombe. Je me battrai pour la Démocratie et contre le fait du prince. Pas un mot dans la kyrielle des «vu» de l'ARRÊTÉ signé Barnabé Z. DASSIGLI, qu’on m’a envoyé de Cotonou ne spécifie que dans l’État de droit qu’est la République du Bénin, les forces de l’Ordre peuvent, sans mandat, pénétrer dans le domicile du citoyen lambda. C’est le seul point qui m’intéresse dans la logorrhée de l’ARRÊTÉ concernant Léhady Soglo, maire de Cotonou. Le Bénin ne manquant pas de juristes, voire de haut niveau, qu’on explique au peuple en vertu de quel article de la Constitution le chef d’Etat agit en violation flagrante de la Loi. «Les onagres sont le gibier des lions au désert, ainsi les pauvres sont la proie des riches.» La Bible de Jérusalem, L’Ecclésiastique.13 Fréquenter ses égaux, verset. 19. Le peuple du Bénin n’est pas un troupeau d’ânes sauvages. Si le président Patrice Talon veut un coup d’Etat, il s’y prépare; s’il veut l’insurrection d’un pays pacifique qui ne saurait trop supporter les agissements répréhensibles qui émaillent la nouvelle gouvernance plus soucieuse des affaires personnelles de Monsieur le Président de la République que des besoins vitaux du peuple, il en fera les frais. Sauf les décrire, je n’aime ni les coups d’Etat, ni les insurrections, mais celle des Morts est imprévisible».

Olympe BHÊLY-QUENUM. 

 

Déclaration du Front pour le Sursaut Patriotique

 

Le vendredi 28 juillet 2017, après sa convocation par le préfet casseur Modeste TOBOULA, et sa suspension dans la même journée par le ministre Barnabé DASSIGLI, pilleur et accapareur notoire des domaines publics, une horde de policiers et de militaires sans mandat se rend au domicile du maire de Cotonou, Léhady SOGLO, en vue de son arrestation. D’après les propos de son épouse, des policiers lourdement armés se sont présentés à leur domicile demandant à perquisitionner la maison, arguant de flagrant délit, de quoi on ne sait !. Devant le refus de l’épouse qui leur demandait s’ils avaient un mandat, les policiers auraient répliqué : « Nous n’avons pas de compte à vous rendre, montrez-nous votre chambre à coucher ». Face à la résistance des occupants de la maison, tous les téléphones portables des personnes présentes ont été arrachés ; ce n’est que plus tard qu’ils seront rendus. Le président SOGLO, qui venait s’enquérir de la situation a vu sa voiture fouillée de fond en comble par les policiers présents devant le domicile de son fils.

Après s’être repliée à trois heures du matin le 29 juillet 2017, la police est revenue en force à six heures au domicile de Léhady SOGLO, embarquant certains habitants de la maison.

Il est clair qu’avec tous ces faits, nous sommes en face d’un arbitraire qui ne se cache plus. Depuis l’échec de son projet de révision de la Constitution et le constat de son PAG en panne, Patrice TALON et le clan de mafieux et de prédateurs qui l’entourent font feu de tous bois. Ils gouvernent par la ruse et la rage comme ils l’ont annoncé publiquement.

Le Front pour le Sursaut Patriotique condamne fermement ces méthodes dictatoriales de Patrice Talon qui rappellent les heures sombres du PRPB de Mathieu KEREKOU.

Patrice TALON a échoué; tout le monde le constate. Face au mécontentement populaire, il ne lui reste que la force pour essayer de continuer à piller le pays. Les destitutions de maires, les intimidations diverses, les voies de faits font partie de cette panoplie.

Le peuple béninois doit se lever pour arrêter la dérive. Pour cela, comme n’a cessé de le répéter le Front pour le Sursaut Patriotique, il faut les Etats Généraux du peuple pour voir comment redresser le pays. Toute attente, toute tergiversation est suicidaire.

La Patrie est en danger. Voilà pourquoi le Front pour le Sursaut Patriotique lance un appel général au peuple à commencer à mettre en place les structures pour la convocation rapide des Etats Généraux.

En cette veille de la célébration de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale, le Front pour le Sursaut Patriotique déclare : Enfants  du Bénin debout !

                                               Cotonou, le 29 juillet 2017

Pour le Front pour le Sursaut Patriotique.

Le Coordonnateur, porte-parole,

        Jean  Kokou ZOUNON

 

 

Les mises en garde d’Ernest Adjovi

 

«A tous ces dirigeants Africains bien élus qui se croient tout permis, que la destitution de Mohamed MORSI leur serve de leçon. Le fait d'avoir été élu (souvent grâce à des élections truquées) par la voie des urnes ne vous donne pas le droit de tomber dans les dérives autoritaires. Que les peuples Africains aussi apprennent de ces vaillants peuples Arabes qui savent prendre entre leurs mains, leur destinée.

Au prix du sacrifice ultime, nous devrons être prêts à combattre ces dictateurs qui se croient indispensables. Pis, ils cherchent à nous imposer aujourd'hui leurs illettrés et fainéants de rejetons pour protéger leurs arrières. Ceci n'est pas mal car eux au moins seront là pour payer à la place de leur paternel...

Vivement le crépuscule des révolutions Africaines.»

Ernest Coovi ADJOVI

L'Objecteur de Conscience

 

 

Les explications du ministre de la justice Joseph Djogbénou

 


"Depuis hier est commenté dans l'opinion une situation sur l'ouverture d'une enquête judiciaire qui s'est traduite par la perquisition du domicile de Léhady SOGLO. Aucune autorité de la chaîne judiciaire ou gouvernementale n'a donné un ordre pour arrêter qui que ce soi. Il est revenu après audit des services du ministère de l'économie et des finances le constat d'une incinération des souches de tickets et de la dissipation des pièces comptables. Autre élément c'est la volonté réitérée du maire Léhady de quitter le territoire national. Le maire a écrit au préfet soit disant quitter le Bénin pour la Suisse ce vendredi 28 juillet 2017, ce que le préfet a récusé. Il s'agit d'une procédure d'enquête policière qui a amené les éléments de la police à perquisitionner le domicile du maire. Tout s'est fait selon le code de procédure pénal actuel, celui en vigueur. Lorsque l'enquête est ouverte, l'officier enquêteur peut entrer dans un domicile, faire des saisis et tout ceci dans la limite des prescriptions du code de procédure pénale.

Selon le code de procédure il y a 4 types de mandat et le mandat de perquisition n'a jamais existé dans notre code pénale, dans ce cas précis l'officier enquêteur n'a donc pas besoin d'un mandat.

Nous dénonçons vivement le faite que certaines personnes pas des moindres ont ventilé dans l'opinion que Léhady SOGLO voulait être arrêté, c'est faux! Des obstructions à la libre enquête ont été observées dans ce dossier et à l'arrivée la personne concernée à savoir Léhady SOGLO n'a pu être retrouvé à son domicile.

Le maire de Porto-Novo comme nous pouvons le rappeler a été entendu la semaine dernière.

En définitive, Léhady SOGLO s'est soustrait de son domicile et reste introuvable à cette heure. La perquisition devrait avoir lieu aussi bien au domicile de Léhady SOGLO qu'à la MAIRIE de Cotonou.

Le préfet pourra donner plus d'explications et le ministre de la décentralisation fera le compte rendu au gouvernement qui appréciera. Nous ne pouvons pas nous prononcer sur la procédure à l'étape actuelle des choses. Donc retenons que le gouvernement n'est pas encore saisi.

Faut-il considérer que l'autorité qui le fait est dans une position d'acharnement ? De toutes les façons le code de procédure pénale est là et les juges feront leur travail. Nous devons nous poser la question de savoir si des personnes sont coupables de faits avérés, ne devront-ils pas répondre devant l'autorité? Nous souffrons dans notre pays de ne pas avoir des cours de compte véritables mais n'ajoutons pas d'autres difficultés à ceux qui sont sensées auditer. Comment peut-on créer une commission le 18 Avril 2016 pour incinérer des souches de tickets et des pièces comptables qui relèvent de 2013-2014? Je rappelle que l'obstruction à une enquête est aussi un délit puni par le code pénal".

 

 

Les 4 vérités de Raphaël Edou

 

Témoin vivant de l’audition subite par le Maire de Cotonou Léhady Vinagnon SOGLO vendredi dernier par le préfet du littoral, l’Adjoint au Maire, Chef du 8ème Arrondissement, ancien Ministre de la Décentralisation et membre du Conseil Départemental de Concertation du Littoral a décrit l’atmosphère dans laquelle s’est tenue la session extraordinaire du conseil convoquée par le Préfet Modeste TOBOULA. Des explications de ce spécialiste de la gouvernance locale, on retient que cette audition est entachée de nombreuses irrégularités.

«Ce qui s’est passé laisse trop de suspicions. Je le dis parce que j’ai été témoin. Si je ne le dis pas, je l’aurai sur ma conscience… Que celui qui sera puni n’ait pas le sentiment qu’on s’acharne contre sa personne. Il faut faire en sorte qu’il sache qu’il a commis une faute lourde avant de le sanctionner »  ainsi s’exprimait le chef du 8ème Arrondissement rencontré pour recueillir son avis au sujet de l’audition du Maire de Cotonou. A l’en croire, sur les 21 membres que compte le conseil départemental du littoral, 20 n’avaient pas connaissance du questionnaire soumis au maire avant d’être à cette session : « Tout le monde s’était retrouvé dans un état de surprise et d’incompréhension. Car normalement, le préfet devrait saisir tous les conseillers qui auront l’opportunité, après examen et audition du maire, de se prononcer et de faire des recommandations sur la conduite à tenir, ce qui n’a pas été le cas », regrette-t-il. Il ajoute par ailleurs que c’est sur insistance des conseillers qu’ils ont eu droit au questionnaire lors de l’audition. Surpris et choqué par la démarche du préfet, le maire soutenu par l’ensemble du conseil départemental à l’exception du préfet, a demandé le report de la session  afin de lui permettre d’exercer son droit de défense par écrit, conformément aux textes de loi. Ce qui permettra aux membres du conseil de mieux apprécier à leur juste valeur les prétendues fautes qu’auraient commises par l’autorité municipale  avant de se prononcer. Mais grande a été leur surprise de constater le refus catégorique du Préfet à cette requête pourtant formulée par l’ensemble. Ce refus  a créé une tension dans la salle au point où certains conseillers ont demandé au préfet de modifier l’intitulé du questionnaire pour montrer que ça n’engage pas le conseil. Raphael EDOU soutient sur la base des textes de loi partant organisation des communes en République du Bénin que c’est le conseil  qui auditionne le maire et qui reçoit ses explications écrites et non le préfet à lui tout seul. Il en déduit donc que la suspension d’un maire ou d’un adjoint sans tenir compte de l’avis du conseil départemental va mettre par terre la décentralisation au Bénin : « je demande au Chef de l’Etat de veiller à cela car sur le plan international les gens nous observent », a-t-il dit.

Le ministre EDOU poursuit en ajoutant qu’il n’y a pas eu de délibération à la fin de la session puisque sur les 21 membres, 20 ont demandé un report de la session. Or, la loi exige au gouvernement d’avoir d’abord l’avis de l’organe que constitue le conseil départemental de concertation avant toute décision de suspension. Ceci, étant donné qu’il est clairement signifié que c’est l’organe qui connaît des fautes lourdes d’un Maire ou d’un adjoint. Pour conclure à ce sujet, Raphael EDOU précise que si le préfet peut auditionner à lui tout seul et suspendre un maire ou un adjoint alors tous les maires seront suspendus dans le pays.

Il convient de souligner que dans l’histoire de la décentralisation au Benin,  cette décision de suspension d’un Maire élu par le peuple est une première. Pour le CA8, aucun gouvernement n’a pris cette option  au regard des risques que cette mesure comporte pour la démocratie et la décentralisation. A la lumière de ses explications, on retient que le préfet Modeste TOBOULA n’a pas reçu l’avis favorable du conseil départemental avant d’envoyer son rapport au ministre de la décentralisation qui a pris la décision de suspension du Maire de Cotonou. Toutes choses qui laissent affirmer qu’il y a eu vice de procédure dans la prise de cette décision.

18 Commentaires

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