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Limogeage déguisé du magistrat Mardochée Kilanyossi : l’Unamab s’indigne et invite le gouvernement à rapporter immédiatement sa décision

Limogeage déguisé du magistrat Mardochée Kilanyossi : l’Unamab s’indigne et invite le gouvernement à rapporter immédiatement sa décision

Le capitaine Patrice Trékpo, Secrétaire Général du Syndicat National des Eaux, Forêts et Chasse (SYNA-EFC), était reçu sur l’émission ‘’Morning live’’ de la chaine privée Golfe Tv, ce dimanche 03 septembre 2017. Il a été question au cours de l’émission des réformes au  niveau de l’administration forestière, le reversement des agents et leur retrait des parcs nationaux. Sur la question du reversement des agents forestiers, l’invité pointe d’un doigt accusateur le Ministre du cadre de vie, José Didier Tonato. «Le Ministère n’a plus quelque chose à voir dans la gestion de notre carrière», a-t-il insisté. Concernant le retrait des agents forestiers des Parcs W et Penjari, le Sg Patrice Trèkpo a fait savoir: «Tous les actes qui sont pris pour cette délégation de pouvoir sont contraires à plusieurs lois mais ils foncent.  Ils sont en train de foncer dans un nid d’abeilles», avant d’ajouter: «C’est un réseau de mafia qui s’installe». Il invite le Chef de l’Etat et son gouvernement à une réforme fondamentale dans l’intérêt supérieur de l’administration forestière.

 

Transcription des déclarations de Patrice Trèkpo sur Golfe TV

 

Vous êtes sorti de votre forêt pour venir nous dire un certain nombre de choses ce matin notamment cette plainte que nous avons reçue de quelques éléments positionnés depuis un an dans le parc Pendjari et le parc W qui, par miracle n’ont jamais perçu leurs primes. Mais tout à coup on leur paie deux mois et ce n’est pas deux mois dans l’ordre normal. C’est les deux derniers mois. Qu’est-ce que cela vous fait lorsque vous apprenez cela?

 

J’ai pris de repos pour observer croyant que les autorités allaient faire preuve de bonne foi pour nous permettre de sortir de cette crise mais nous sommes dans la crise. Le dossier Cenagref, le dossier affermage, le dossier parc penjari, devenu gravement toutes les aires protégées du Bénin. C’est un scandale qui a commencé par l’application sans promulgation de la loi sur le partenariat public-privé. Où un marché gré à gré a été accordé à une Ong internationale APN et c’est comme ça que nous avions demandé à notre Ministre de nous faire quand même comprendre le fond du dossier à défaut de nous associer quand il est devenu dans notre administration le 27 novembre 2016. Le Ministre nous a dit lassez tomber, moi-même je ne maitrise pas le contenu du dossier. Dès que je vais maitriser, je vous appellerai et on va en discuter. Jusqu’à aujourd’hui, il ne nous a plus jamais appelés. Nous avons même posé ça comme préalable avant d’aller au cadre du dialogue social qui est resté bloqué jusqu’à aujourd’hui. Et finalement on entend qu’on a signé une convention avec l’Agence nationale du tourisme. Les parcs nationaux, c’est un patrimoine que gère l’administration forestière. On va signer une convention avec une direction chargée de chercher la clientèle juste pour rechercher de l’argent. Je commence par comprendre que le Bénin est malade de certains de ses cadres. C’est un cadre de l’Anpt qui a accompagné le Chef de l’Etat au Rwanda et ils sont allés faire des visites là-bas. Et ils ont vu qu’il y a des hanches au Rwanda. Les hanches, c’est un milieu plus ou moins naturel dans lequel on ramène les animaux sauvages. On les protège, on les conserve. Ce n’est pas la même chose que le Parc national Penjari, et le Rwanda sortant de la guerre. C’était pratiquement vide. Donc cette Ong a quand même contribué à ramener, importer les animaux pour restaurer un peu ce parc. Nous avons déjà les animaux mais le cadre dont je parle n’a pas dit au Chef de l’Etat que les hanches du Rwanda n’ont rien à envier au Parc Penjari. Ils n’ont même pas demandé au Chef de l’Etat d’aller visiter le Parc Penjari. Le Ministre du cadre de vie n’est jamais allé dans la forêt la plus proche même à Cotonou ici, Pahou. On a organisé une manifestation pour le faire sortir du bureau pour qu’il aille visiter la forêt et savoir que lorsqu’on gère un secteur aussi sensible que le secteur forestier, il pouvait quand même savoir qu’un aménagement n’est pas l’urbanisation et comprendre un certain nombre de réalités. Mais le Ministre n’est pas parti. Donc, il reste dans son bureau. Il prend des décisions et c’est comme ça que l’affermage est arrivé.

 

 

Ne nous dites pas que le Ministre du cadre de vie est un Ministre de bureau ?

 

Le Ministre du cadre de vie est un Ministre de bureau. Il ne sort pas du bureau mais il prend les décisions. Je vais vous faire une confidence. Lorsque le cadre du dialogue social a été relancé et le Ministre nous reçoit, et qu’à une séance pareille, le Ministre nous dit qu’en réalité, il est venu et il a fait la promotion des cadres du Ministère. Mais il s’est rendu compte que c’est des cadres incompétents. Vous voyez la façon dont les gens disent que le Bénin est un désert de compétences. Les eaux et forêts, c’est une forêt de compétences. Il y a des compétences au Bénin mais ils refusent de nommer les cadres compétents. Ils se font entourés des cadres béni-oui-oui incompétents. Et résultat, le Ministre nous dit que c’est lui-même qui fait tout. Tout ce que nous voyons passer comme communication en Conseil des ministres pour le cadre de notre Ministère, c’est lui-même qui finalise tout. On dit mais comment. S’ils sont vraiment incompétents et que c’est le Ministre qui fait tout le boulot, pourquoi les garder en place. Il faut les faire remplacer. Nous avons deux généraux au Ministère-là qui sont gardés au garage. Deux généraux qui sont ingénieurs des eaux et forêts depuis 1985. Ils sont recrutés agents des eaux et forêts depuis 1985 mais ils sont gardés au bureau et n’ont aucune attribution. Le Ministre ne sait même pas s’ils viennent ou pas au bureau. On ne s’occupe pas d’eux. Je connais un parmi ces généraux. S’il était le Secrétaire général de notre  Ministère, on n’allait pas vivre tout ce qu’on vit là parce qu’il y a un dossier brûlant sur lequel je vais revenir tout à l’heure après avoir fini le dossier Cenagref.

 

Au niveau de ces éléments qui sont positionnés, comment se fait-il que ceux qui étaient là avant eux continuent de percevoir normalement leurs primes que ceux-ci ne reçoivent que deux mois et tout récemment alors qu’il y a des risques qu’on mette fin à leurs contrats.

 

Ce n’est pas des risques. La passation des services entre le Cenagref et l’Ong APN a déjà eu lieu le 24 Août passé. Cela veut  dire que nos collègues qui sont au niveau du parc national Penjari ne sont plus là-bas même si le Cenagref n’a pas encore envoyé une lettre  en bonne et due forme. Ils sont déjà en instance d’être redéployés ailleurs. Ils ne seront plus là-bas. Lorsque je suis venu ici le 24 décembre 2016 pour commencer par dénoncer le dossier affermage, nous n’avons pas été  soutenus par ce personnel civil. Les conventionnels ont toujours eu l’impression que le Cenagref, c’est leur maison et que les forestiers viennent là en étrangers. Mais en réalité, c’est d’abord notre maison. C’est les forestiers qui ont accepté les propositions des bailleurs de fonds pour aller à la création du Cenagref. Lorsque vous prenez la maison comme si c’est votre maison et que les forestiers ne doivent pas venir, personne ne sait que  les forestiers n’étaient plus au Cenagref. Ce sont les responsables de la direction du parc Penjari qui ont fait partie les forestiers depuis plus de 10 ans. Il a fallu l’arrivée du nouveau Directeur des eaux et forêts pour leur montrer que l’Onab et le Cenagref sont nos maisons et qu’on ne peut pas les abandonner comme ça. Il faut qu’on ait un droit de regard sur ce qui se passe là-bas. C’est comme ça il a accompagné les syndicats à accepter et 31  forestiers ont été déployés au Cenagref. Au départ, pour l’Onab, on leur a même refusé de prendre service. On remercie le Dg Onab parce que c’est lui qui a œuvré pour que les forestiers prennent service. Au Cenagref, ils ont refusé qu’ils prennent service et finalement on les a déployés. Et ils sont entrain de travailler depuis un an. Lorsque vous sortez avec votre arme pour aller pour la sécurisation du parc, vous avez 50% de chance de revenir et 50% de chance de ne plus revenir. Vous allez au front avec les braconniers lourdement armés.Ils sont livrés aux braconniers, ils vont travailler tous les jours. Ils ne perçoivent rien. On remercie le Daf du Ministère parce qu’on a mis que c’est une condition indispensable pour le dialogue social. Il s’est battu et le conventionnels ont même refusé de les payer. Rassurez-vous, tout ce qu’on leur droit, ils seront payés. Si le Ministre Tonato ne finit pas de payer avant de quitter le Ministère, il va le payer de sa poche parce que lui-même en Avril dernier contre tous les textes, a pris une note pour demander au Dg Cenagref de mettre à disposition tout ce personnel-là à l’Ong Internationale APN, qui dans notre budget a raclé 1 milliard 200 qui lui a été déjà viré. Mais l’Ong prend l’argent et il dit que c’est aux forestiers d’assurer la sécurisation des parcs. Mais les forestiers assurent la sécurisation et l’Ong ne paie pas. Et on nous demande encore qu’il faut que notre direction recherche de financement pour ça. Mais notre direction va trouver l’argent où? Donc en réalité, si le Ministre dit que c’est l’APN qui doit gérer ces agents-là et ces agents ont travaillé, ils seront payés et c’est même des primes dérisoires. Ce n’est même pas à la hauteur des risques qu’ils prennent là-bas. Aux Eaux et forêts, notre carrière est bloquée depuis plus de 3ans.

 

Qu’est-ce qui justifie cela?

 

Nous avons la même loi qui nous régit. Nous nous sommes battus depuis le 23 Octobre 2011 avec l’ancien régime que je le salue parce que c’est lui qui nous a permis d’avoir la loi. C’est lui qui nous a permis de signer les décrets d’application. Ce gouvernement est venu parce qu’ils ont eu quelques rumeurs, ils ont suspendu un certain nombre de décrets. Je les salue parce qu’en réalité lorsqu’ils ont compris qu’il n’y a rien d’extra dans les décrets, ils ont ramené la plupart. Et ils nous ont demandé de faire les travaux de reversement. Ce que nous avons fait et je salue le Chef d’Etat-major et le Directeur du cabinet militaire qui nous ont mis à disposition les experts de l’armée. Tout ce travail a été fait et  comme c’est notre Ministre qui doit instruire en Conseil des Ministres, notre Ministre a reçu quelques observations du gouvernement. Le dossier est revenu. Au lieu de le retourner à la commission qui a fait son travail pour introduire les observations, le Ministre va empêtrer ça dans son sillage de cadres incompétents. Résultat: le dossier n’est pas passé en Conseil des ministres du mercredi dernier. Pour ce dossier de reversement, le Ministre et ses collaborateurs ont tenté de diviser les forestiers. C’est-à-dire former un clan de forestiers contre un autre et de pourrir notre maison. Finalement, ils n’ont pas réussi à faire ça. Les forestiers sont maintenant un et les deux syndicats sont ensemble et on fait les démarches pour que nos conditions de vie et de travail s’améliorent. Ils ne sont pas contents de ça et ils reviennent à charge pour bloquer notre dossier de reversement. Je passe ici pour lui dire que la ligne rouge dont j’ai parlé ici il y a quelques mois, c’est maintenant qu’il est entrain de la franchir. Chaque fois qu’on le rencontre, il nous dit quand il va sortir du gouvernement qu’il va retourner à la BAD. Nous allons œuvrer pour que les choses s’améliorent au pays parce que nous nous sommes tenus de rester ici. Lui, il peut aller ailleurs mais moi en uniforme comme ça, je ne peux pas aller ailleurs. Donc il ne peut pas venir saquer notre moral et nous empêcher d’avoir nos droits. Ce n’est pas une question de personne mais je commence finalement par comprendre que le Ministre Tonato a un compte à régler avec les forestiers. Depuis le 1er mars 2017, le gouvernement est revenu à de meilleurs sentiments et nous a donné des instructions pour qu’on puisse reprendre le travail comme cela se doit. Je ne suis jamais contre les sanctions. Le Ministre Tonato, ce qu’il sait demander au Dg Eaux et Forêts, c’est de sanctionner les gens. Lorsque vraiment la faute est commise, nous sommes pour la sanction. Mais pendant que vous sanctionnez, il faut aussi récompenser ceux qui font bien. Les collègues qui sont dans les parcs W ont fait des merveilles. Ils ont mis la main sur 11 braqueurs nigérians lourdement armés, le Dg propose qu’on les félicite. Le Ministre Tonato refuse que ces merveilles n’enlèvent pas les autres actes qui avaient été posés. Mais ceux qui ont posé des actes dans ces parcs-là, les autorités qui ont chassé les forestiers depuis 10 ans et aujourd’hui on dit que c’est les forestiers qui sont à la base de tout ce qui s’est passé alors que les forestiers n’étaient même plus là-bas. Ce sont ces autorités qui sont au Conseil d’administration de l’Anpt et qui vont à la Présidence et ils sortent des décrets. Lorsqu’ils font des projets et que vous allez même proposer des améliorations, ils disent que vous pouvez faire toutes vos propositions, nous nous avons le pouvoir de décision. Nous retournons au palais et nous sortons ce qui nous plait. Mais ce n’est pas ce que vous pensez-là qui va sortir. La preuve, un décret est sorti le 02 Août dernier. On a dit que le Chef de l’Etat a signé avant de voyager. Jusqu’à aujourd’hui, on n’a pas le décret. Mais on a appris qu’ils ont mis des choses dedans qui vont compromettre dangereusement la vie de notre administration. Lorsque je disais tout à l’heure que le Ministre Tonato a un compte à régler avec nous,  il refuse de féliciter les gens.  Le Ministère n’a plus quelque chose à voir dans la gestion de notre carrière. Nous sommes à l’image de l’armée. C’est le DG qui exprime les besoins de recrutement, les formations, la gestion de notre carrière. Le Ministre est là pour entériner ce qui est déjà préparé. On ne se lève pas pour donner des grades à n’importe qui chez nous comme ça. Lorsque le Ministre ne donne pas l’impression de faire accélérer ces genres de dossier-là, que voulez-vous que je dise. En réalité, il a de compte à rendre aux forestiers. Et comme la BAD est là pour lui, lorsqu’il va finir de détruire notre secteur, il va partir. Le Directeur technique des Eaux et forêts vient au boulot avec son propre véhicule. Il met du carburant dedans avec son propre argent. Aucun Directeur technique n’a de véhicule chez nous. Les moyens qui ont été donnés à toutes les forces-là, c’est seulement aux Eaux et forêts que nous n’avons pas reçus une moto. Et quand le gouvernement nous donnait des instructions le 1er mars dernier pour  qu’on puisse mettre en place des ceintures de sécurité pour contrôler les bassins de productions et veiller à ce que les taxes et les redevances soient recouvrées, le gouvernement devrait accompagner ça des moyens. A la séance là, lorsqu’un camarade de mon syndicat a levé le doigt parce que c’est le Chef de l’Etat lui-même qui a dirigé la séance, malgré que c’est le Chef de l’Etat lui-même qui a dirigé la séance, le Conseil des ministres a pris les décisions, le Ministre et la DC s’opposent  à la mise en œuvre. Depuis le 1er mars jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons mis en place aucun contrôle. Conséquence : c’est l’invasion fiscale. Quelqu’un qui va au Nord et va charger ses produits. Si on n’a pas la chance de maitriser là où il a chargé lภil roule et il vient à Cotonou, si on ne retrouve pas là où il est entrain de décharger, c’est terminé. C’est dans ça qu’on est depuis le 1er mars.  C’est le Conseil qui a pris la décision. Pire,  le camarade disait M. le Président de la République, en dehors de ce que nous devons travailler, il nous faut des moyens. C’est notre Ministre qui a dissuadé le camarade, a posé le problème devant le Chef de l’Etat sous prétexte qu’un planning est déjà fait et il y a une commande en cours et nous aurons les moyens. Mais jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons pas reçu une seule moto depuis mars.

 

Parlons du retrait des agents des Eaux et forêts  des Parcs W et Penjari. Quelles peuvent être les conséquences?

 

En réalité, c’est un réseau de mafia qui s’installe. L’accord de siège à l’Ong internationale,  il est dit qu’on n’a pas droit de perquisition au niveau de leur siège. C’est une Ong et non une Ambassade. Deuxièmement, ils ne veulent même plus voir un seul forestier autour du parc Penjari. Ils sont entrain d’ériger dans ce parc un aérodrome sans étude d’impact environnemental. Mais pas d’étude de référence. Aujourd’hui, quelle est la référence lorsqu’on remettait ces ressources à l’APN pour que un an, deux ans ou trois ans après, à l’évaluation on puisse sentir l’amélioration. Il n’y a aucune étude. On a posé la question. On nous a dit qu’ils feront ça en mars prochain. Le Chef de l’Etat est le garant de l’application des textes. Les textes chez nous nous donnent le droit d’application. Nous sommes entrain de nous préparer pour mettre un conservateur avec une petite équipe de veille parce que ça donne l’impression que ce qui s’est passé dans ces réserves, il y a un  certain nombre d’années, c’est ça qui se prépare. Ils vont venir capturer nos animaux pour alimenter les marchés des amis à l’extérieur. Nous mettrons en place un dispositif bien entendu après avoir en informé le Chef d’Etat-major et le Directeur du cabinet militaire. Nous allons nous préparer pour mettre hors d’état de nuire les matériels de transport et les hommes qui se livreront à ces actes de capture de nos animaux. On dit qu’on ne veut plus du tout de forestier que c’est une ingérence. Lorsque quelqu’un à qui j’ai loué une partie de ma maison me voit et me dit que je suis venu m’ingérer dans la gestion, mais quand même. Tous les actes qui sont pris pour cette délégation de pouvoir sont contraires à plusieurs lois mais ils foncent. Ils sont entrain de foncer dans un nid d’abeilles.

 

Est-ce que vous avez des voies de recours?

 

Nous allons emprunter les voies de recours qui s’offrent. Mais le Chef de l’Etat étant garant de l’application des textes, si nous avons une loi qui nous donne des prérogatives, le décret ne va pas nous empêcher d’aller à l’application de la loi. Nous sommes une force armée. Nous savons ce qu’il faut faire. S’il faut aller même, le Ministre a pris un arrêté et on devrait même déférer ça devant les instances. Heureusement, que finalement lui-même s’est rendu compte qu’il était allé un peu trop vite et il a fait marche arrière. Au niveau de notre Ministère, si c’est comme ça ça se passe au niveau des autres ministères, cela que veut dire que les Pta qui sont exécutés à 5%, 20%, 30%, c’est le reflet de ce que le gouvernement fait aujourd’hui. Nous n’allons pas atteindre un bon taux d’exécution dans ces conditions. Si le Chef de l’Etat veut que les choses changent, j’appelle lui-même et tous ses amis qui sont autour de lui à la Présidence à  aller vite à une réforme fondamentale, à faire appel à candidatures pour positionner les cadres, les hauts fonctionnaires de l’Etat parce que je ne peux pas comprendre que mes généraux très compétents soient là et qu’on aille positionner un cadre A1-2 comme Secrétaire général du Ministère. Si le Président ne va pas à cette réforme fondamentale, je tirerai la conclusion suivante: «La rupture, c’est du vent et le gouvernement ne sera qu’un gouvernement ventilateur».

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