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Reprise des intox sur la limitation du mandat présidentiel : en 2013, rien n’opposait Yayi à Dossou

Reprise des intox sur la limitation du mandat présidentiel : en 2013, rien n’opposait Yayi à Dossou

 La cabale contre l’ancien Chef de l’Etat Dr Thomas Boni Yayi se poursuit. Le disque de 3ème mandat utilisé par Patrice Talon pour intoxiquer l’opinion publique nationale et internationale est déjà rayé. Pourtant, il demeure l’arme des détracteurs de l’ancien président de l’Union Africaine, déterminés à ternir son image à l’international. Heureusement que personne ne prend cette thèse au sérieux, vu l’amour de Boni Yayi pour sa patrie, ses qualités d’homme d’Etat et le bilan reluisant et substantiel laissé. De quoi s’agit-il, en réalité ?

 

Interrogé sur RFI, hier, par Christophe Boisbouvier pour se prononcer sur l’annulation des résultats de l’élection présidentielle kényane, Me Robert Dossou, ancien président de la Cour Constitutionnelle du Bénin, a profité de l’occasion pour régler ses comptes avec son ami Boni Yayi. Il a apporté de l’eau au moulin de ceux qui s’acharnent constamment contre l’ancien président de la République. L’avocat de Léhady V. Soglo aurait dû tout simplement se taire pour ne pas tomber dans le piège des dignitaires du régime, qui tiennent le même langage mensonger depuis que le biberon PVI-NG leur a été retiré sous l’ancien régime.

«Oui, je crois qu’il y a eu malentendu entre lui et moi. La Cour constitutionnelle du Bénin avait pris une décision pour interdire que l’on puisse réviser les dispositions constitutionnelles limitant le nombre de mandats à deux. J’ai signé une décision de ce genre. J’ai su après que cela n’a pas fait plaisir à Yayi Boni. De toute façon, tout le monde savait que Robert Dossou n’accepterait pas qu’un président arrive pour dire : «Je veux faire un troisième mandat au Bénin». Cela, c’est sûr». Voilà la réponse de l’ancien président de la Cour Constitutionnelle à la question du journaliste de savoir : «En 2013, deux ans après cette réélection, vous n’avez pas été reconduit à la présidence de la Cour, et beaucoup ont dit que c’est parce que vous étiez brouillé à ce moment-là avec Boni Yayi ?».

C’est un secret de Polichinelle. Le Président Boni Yayi n’a jamais souhaité un 3ème mandat. Ces déclarations venant de Robert Dossou sont surprenantes. La réaction d’un ancien ministre de Boni Yayi, qui a requis l’anonymat, ne s’est pas fait attendre. Pour lui,«c’est le Président Boni Yayi qui avait exigé que le président Robert Dossou insère dans la proposition de loi Référendaire, l’interdiction de la modification du nombre de mandat. Le Président Boni Yayi l’a notifié à Me Robert Dossou par téléphone en lui disant clairement qu’il va lui transmettre le projet de loi référendaire voté par l’Assemblée Nationale pour la mise en conformité constitutionnelle, avant sa promulgation. J’ai été témoin des échanges téléphoniques». Il affirme que les relations d’amitié entre les deux hommes sont au beau fixe jusqu’à présent et qu’il ne comprend pas l’origine de ces déclarations contraires à la réalité. «A aucun moment, le président Boni Yayi et le président Robert Dossou n’ont échangé sur une éventuelle modification du nombre de mandats présidentiels jusqu’au départ de ce dernier de la Cour Constitutionnelle. Le président Robert Dossou, lui-même, a reconnu que le Président Boni Yayi ne lui a jamais parlé d’un troisième mandat», a-t-il expliqué. «Me Robert Dossou, un grand ami du Président Boni Yayi, était pressenti pour intégrer une grande juridiction internationale des Nations Unies. Les deux personnalités ont travaillé ensemble, dans l’intérêt supérieur de la nation. Je crois que ce n’est pas nécessaire que le président Robert Dossou trouve des raisons à son départ. Il ne sert à rien de tenter de ternir l’image de l’ancien Chef de l’Etat à l’international avec le même refrain sur la révision de la Constitution», a-t-il souligné. Pour cet ancien ministre, «en 2013, la seule décision prise par la Cour Constitutionnelle qui avait fait des vagues était relative à l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) de Patrice Talon». «Le Gouvernement avait suspendu l’AIC qui appauvrissait les producteurs. Il y avait eu un recours devant la Cour, qui avait condamné le gouvernement. C’était une décision incompréhensible pour le monde paysan puisque la décision de suspension du gouvernement visant à éviter une année blanche cotonnière et faisait suite aux résultats d’audits internationaux dans la filière. La décision de la Cour avait été respectée, mais le gouvernement n’était pas d’accord puisqu’il protégeait l’intérêt général des producteurs. Cette décision n’avait pas de lien avec la révision de la Constitution, notamment le mandat présidentiel. Je me rappelle également que l’équipe du président Théodore Holo est même revenue sur la décision de Robert Dossou et avait donné raison au gouvernement», a-t-il fait observer, estimant que Me Robert Dossou s’est certainement trompé.

 

 

 

Le KO de 2011 était propre

 

L’ancien président de la Cour Constitutionnelle a affirmé, toujours sur RFI, que la réélection du président Boni Yayi au premier tour en 2011 était propre. «Non, moi, je n’ai reçu aucune pression. Vous savez, on ne peut pas être juge constitutionnel sans recevoir des estocades de la part de x, y, z parce que vous intervenez dans le champ du politique. Mais de ce côté, ce que je dis, ceux qui estiment que j’ai subi des pressions pour telle ou telle décision, je réclame qu’ils me démontrent par un écrit que telle décision que j’ai signée n’est pas conforme au droit», a-t-il martelé. «Mais les poids lourds eux-mêmes ont été les premiers propagandistes de Yayi Boni. Pendant quatre ans, ils lui ont refusé son budget. Puis après ils ont fait, au dernier moment, une coalition où ils ont piqué le programme de Yayi Boni. Je maintiens que c’est eux-mêmes qui ont préparé l’élection au premier tour de Yayi Boni», a-t-il précisé.

 

 

Réaction d’un ancien ministre du Président Boni Yayi suite aux déclarations de Robert Dossou sur RFI

 

 



L’ancien président de la Cour Constitutionnelle Me Robert Dossou faisait partie de la commission de relecture de la Constitution du 11 décembre 1990 avec les Professeurs Holo, Glèlè, Mme Pognon et consorts. Nulle part, les propositions faites n’ont touché la remise en cause du nombre de mandats présidentiels. Le Professeur Mathurin Coffi Nago, alors président de l’Assemblée Nationale, par lettre adressée au Président Boni Yayi, avait d’ailleurs salué la volonté de modernisation de notre loi fondamentale proposée par nos constitutionalistes. L’ancien ministre de la justice Victor Topanou, superviseur des travaux à l’époque, en est témoin. Les actes de cette commission ont été transmis à l’Assemblée Nationale sans aucune modification.



2- Robert Dossou, président de la cour constitutionnelle

 


A aucun moment, le président Boni Yayi et le président Robert Dossou n’ont échangé sur une éventuelle modification du nombre de mandats présidentiels jusqu’au départ de ce dernier de la Cour Constitutionnelle. Le président Robert Dossou, lui-même, a reconnu que le Président Boni Yayi ne lui a jamais parlé d’un troisième mandat. Il est lui-même victime des rumeurs électorales orchestrées par l’homme d’affaires assoiffé de pouvoirs pour récupérer une fortune acquise pour avoir réussi à faire de l’Etat, son seul client dans le coton. Il a aussi réussi à faire des fonctionnaires sans éthique, ni morale, des agents commerciaux.

 



3- Confection de la loi Référendaire



C’est le Président Boni Yayi qui avait exigé que le président Robert Dossou insère dans la proposition de loi Référendaire, l’interdiction de la modification du nombre de mandat. Le Président Boni Yayi l’a notifié à Me Robert Dossou par téléphone en lui disant clairement qu’il va lui transmettre le projet de loi référendaire voté par l’Assemblée Nationale pour la mise en conformité constitutionnelle, avant sa promulgation. J’ai été témoin des échanges téléphoniques. Le Président Boni Yayi a aussi demandé et obtenu du président Robert Dossou, la nécessité d’exclure du champ du référendum et de révision de notre Constitution, la modification du nombre de mandat (article 42 de notre constitution).

 

4- Que dit la Constitution Béninoise sur le référendum ?



La Constitution exclut du champ du référendum les points suivants :

 
- Laïcité

 - Régime démocratique

 - Intégrité du territoire

 
En dépit de cela, le président Boni Yayi avait proposé à Robert Dossou la nécessité d’exclure aussi du référendum en vue d’une révision, le point relatif à la limitation des mandats. Le Président Robert Dossou a accepté.

 

5- Qu’a fait la cour constitutionnelle ?



Après les échanges avec le Président Boni Yayi, Robert Dossou a retourné la proposition de loi référendaire à l’Assemblée Nationale en vue d’exclure du champ du référendum donc du champ de révision, l’article 42 limitant le mandat à deux.



6- Résultat



Après cette correction, par l'Assemblée Nationale, à la demande du Président Boni Yayi, la loi référendaire interdisant la modification du mandat a été promulguée par le Président Boni Yayi.

 

7- Conclusion



Ayant contribué à la préservation du dispositif de limitation des mandats présidentiels dans notre pays à travers les travaux des constitutionalistes, comprenant Maître Robert Dossou et la loi référendaire, le Président Boni Yayi ne peut donc en vouloir à la Cour Constitutionnelle.

 

Au total, le non renouvellement du mandat de Robert Dossou répond certainement à d’autres motifs. Peut-être la volonté de renouvellement à 20% du nombre des hauts conseillers proposés par le Président de la République.

Me Robert Dossou, un grand ami du Président Boni Yayi, était pressenti pour intégrer une grande juridiction internationale des Nations Unies. Les deux personnalités ont travaillé ensemble, dans l’intérêt supérieur de la nation. Leurs relations étaient excellentes. Je constate même qu’elles ont conservé leurs relations d’amitié jusqu’à ce jour. Je ne comprends donc pas l’accusation dont fait l’objet le président Boni Yayi aujourd’hui. Je crois que ce n’est pas nécessaire que le président Robert Dossou trouve des raisons à son départ. Il ne sert à rien de tenter de ternir l’image de l’ancien Chef de l’Etat à l’international avec le même refrain sur la révision de la Constitution. Le disque de 3ème mandat joué par Patrice Talon pour intoxiquer l’opinion publique nationale et internationale est déjà rayé.

En 2013, la seule décision prise par la Cour Constitutionnelle qui avait fait des vagues, à ma connaissance, était relative à l’Association Interprofessionnelle du Coton (AIC) de Patrice Talon. Le Gouvernement avait suspendu l’AIC qui appauvrissait les producteurs. Il y avait eu un recours devant la Cour, qui avait condamné le gouvernement. C’était une décision incompréhensible pour le monde paysan puisque la décision de suspension du gouvernement visant à éviter une année blanche cotonnière et faisait suite aux résultats d’audits internationaux dans la filière. La décision de la Cour avait été respectée, mais le gouvernement n’était pas d’accord puisqu’il protégeait l’intérêt général des producteurs. Cette décision n’avait pas de lien avec la révision de la Constitution, notamment le mandat présidentiel.

Je me rappelle également que l’équipe du président Théodore Holo est même revenue sur la décision de Robert Dossou et avait donné raison au gouvernement.

Aussi, je me rappelle comme si c’était hier, que l’Ambassadeur de la Suisse avec siège au Ghana était allé voir le Président Boni Yayi pour lui dire que la loi référendaire est anticonstitutionnelle. Et le  président Yayi lui avait répondu qu’il tenait au consensus national.

Le Président Boni Yayi est toujours victime de l’intoxication des manipulateurs qui voulaient à tout prix le Pouvoir pour reconstruire leur empire. Talon a toujours accusé le Président Yayi de vouloir détruire sa fortune : le coton et le PVI d’où la grande communication organisée pour ternir l'image du Président Yayi de vouloir un troisième mandat et d’en faire un thème de campagne.

Le Président Yayi, serein et imperturbable, a organisé à bonne date toutes les élections sans aucune pression et a autorisé tous les citoyens de notre pays à prendre part à la compétition. Il a mis fin à ses fonctions au terme de son second mandat le 6 avril 2016 à minuit, conformément aux dispositions constitutionnelles. Il a été d'ailleurs le premier à demander au Premier Ministre Lionel Zinsou de féliciter son challenger sur la base de certaines tendances, sans attendre les résultats de la CENA, afin de garantir la paix dans notre pays. Ce qui a été fait par le Premier Ministre Zinsou.

Le mensonge a des pattes pourries. Stop à l’intox.

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