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Réveil du peuple béninois face à la gouvernance mafieuse et affameuse de Talon : 10.000 manifestants déterminés répondent à l’appel du FSP

Réveil du peuple béninois face à la gouvernance mafieuse et affameuse de Talon : 10.000 manifestants déterminés répondent à l’appel du FSP

La Cour de la Bourse du travail était archicomble, vendredi dernier. Nul n’a voulu se faire conter l’événement. Plus de 10.000 militants de l’opposition venus de diverses contrées du Bénin et même de la diaspora ont répondu massivement à l’appel du Front pour le Sursaut Patriotique (FSP). Jeunes, femmes, travailleurs de tous secteurs d’activités, étudiants, centrales syndicales, forces sociales et démocratiques, tous déçus de la gestion du pouvoir de la rupture ont pris d’assaut la maison des travailleurs pour protester contre la gouvernance du Président Patrice Talon. A l’occasion, les manifestants ont reçu le soutien des députés patriotes  fortement mobilisés pour la circonstance.

Lentement mais sûrement, le peuple béninois se réveille de son long sommeil dans lequel il végète depuis le 06 Avril 2016. En témoigne sa forte mobilisation, vendredi dernier, au gigantesque meeting de la colère organisé par le Front pour le Sursaut Patriotique (FSP). Une coalition de partis et mouvements politiques, associations de défense de droits de l’homme et d’organisations syndicales, qui assure, depuis avril dernier, la veille citoyenne au Bénin. Sous un soleil de plomb et dans une discipline inouïe, les milliers de manifestants présents à ce meeting de la colère ont exprimé leur ras-le-bol contre la gestion du régime de la rupture. Un sévère réquisitoire a été dressé contre le pouvoir de la rupture.

Dans leur déclaration lue par le Porte-parole du Front, Jean Kokou Zounon, les manifestants ont protesté contre la destruction du tissu social, politique et économique sous la rupture; l’accaparement du patrimoine national; la gestion clanique du régime de la rupture; l’instrumentalisation des Institutions de République; la suppression des emplois et les casses sauvages et inhumaines; le complot contre les opposants patriotes; les audits politiques ciblés; les redressements fiscaux politiques et l’impunité des crimes économiques; la remise des acquis démocratiques; les scandales politico-financiers et économiques; les marchés publics de gré à gré ou d’entente directe; l’accaparement du patrimoine national; la désarticulation de la fonction publique; l’oppression du peuple; la prise en otage de l’économie nationale. Ils ont également dénoncé le pillage du trésor public; la manipulation de la justice contre les opposants; l’affairisme au sommet de l’Etat; l’humiliation et l’isolement du Bénin sur la scène internationale; la liquidation sauvage des entreprises publiques sans oublier le musèlement de la presse. Eugène Azatassou, Coordonnateur national des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), Gilbert Kouessi, Représentant du Parti Communiste du Bénin (Pcb), Thérèse Waounwa, Représentante des femmes, Jean Kokou Zounon, Porte-parole du Fsp, Léonce Houngbadji, Président du Parti pour la Libération du Peuple (Plp), et bien d’autres membres du Front n’entendent pas baisser la garde malgré les intimidations et autres formes de pressions dont ils font l’objet depuis leur constitution. Ces derniers, soutenus par les centrales et confédérations syndicales notamment le Cosi-Bénin et la Cstb, les forces sociales et démocratiques et les députés patriotes ayant voté contre la révision de la constitution, sont que plus jamais engagés à poursuivre la lutte pour la prise en compte effective des aspirations profondes des Béninois.

 

Les reniements spectaculaires de la parole du chef de l’Etat dénoncés

 

Les manifestants n’ont pas manqué de dénoncer les reniements spectaculaires de la parole du Chef de l’Etat. «Le candidat Patrice Talon a promis l’égalité des chances pour tous. Mais jamais l’inégalité n’a atteint des proportions aussi vertigineuses dans notre pays et, ce, dans tous les domaines… Il avait promis lutter contre l’impunité. Mais on observe que l’impunité et la corruption sont protégées au sommet de l’Etat et la rigueur, soi-disant de la loi, ne frappe que les faibles et les opposants… Même la promesse de nomination par appel à candidatures s’est noyée dans le flot de la gouvernance clanique, partisane et népotiste…», se sont-ils indignés avant de poursuivre: «Il a promis et répété qu’il organiserait une consultation populaire et un référendum pour la révision de la Constitution. Il a promis et répété qu’il ne ferait qu’un mandat unique. Mais tout le monde observe que ce n’était que ruse, imposture et parjure». Pour le Fsp,  le pays court manifestement à la dérive. Et le peuple doit se lever pour sauver le pays. La seule solution que préconise le Front en vue d’un gouvernement patriotique et de probité reste et demeure la réunion des Etats généraux du peuple. Ils exigent la tenue de ces Etats généraux avant le 31 décembre 2017. «Mais l’issue dépend de vous, travailleurs, jeunes. C’est votre levée en masse qui a mis en échec le projet funeste de révision de la Constitution. C’est votre levée en masse, vigoureusement et avec détermination qui sauvera le pays», a martelé le Porte-parole du Front. Les organisations syndicales de même que les forces sociales et démocratiques invitées à ce meeting ont félicité et encouragé le Front pour sa lutte implacable pour la restauration de l’Etat de droit au Bénin.

 

Les députés patriotes apportent leur soutien au Fsp et au peuple

 

Les députés patriotes du G22 ont réaffirmé leur soutien au peuple à travers leur présence remarquable aux côtés du Front pour le sursaut patriotique. Il s’agissait, entre autres, des députés Justin Adjovi, Valentin Djènontin, Basile Ahossi, Garba Yaya, Atao Hinnouho,      René Bagoudou, Mohamed Gibigayé, Jean-Marie Allagbé, Léon Dègny, Idrissou Bako, Simplice Codjo. Ils ont été ovationnés par les manifestants pour avoir posé un acte historique le 04 avril 2017 à savoir le rejet du projet de révision de la Constitution.  «Nous sommes des élus de la Nation. Nous avons été invités par le peuple. C’est l’un des instants les plus heureux que nous vivons. Nous sommes très heureux d’être parmi vous, très contents de cette forte mobilisation. Ce que nous avons vus nous rassure», s’est réjoui le Porte-parole de la minorité parlementaire, l’He Basile Ahossi avant de rassurer le peuple de la volonté du G22 à poursuivre la lutte pour la consolidation de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin.

Il convient de souligner qu’une marche de protestation dans les rues de Cotonou contre la gouvernance du Président Patrice Talon est la décision majeure issue de ce meeting. Cette marche aura le lieu le 03 Novembre 2017.

 

Le retrait pur et simple de Safran de la réalisation technique du Ravip exigé




Un sujet non moins important a été également évoqué au cours de la manifestation à savoir la participation de l’opérateur Safran au recensement au Bénin. Une motion de protestation a été lue par le Secrétaire général du Parti pour la Libération du Peuple (Plp), Cécil Adjévi. Dans cette motion, le Fsp s’insurge contre la décision du gouvernement «de confier la réalisation technique du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) à la société française Safran en procédure de gré à gré». Selon le Front, le travail de cette structure est souvent bâclé et fait de tripatouillages de tous genres avec la clé la corruption. Pire, il souligne que «les pratiques de cette société est facteur de divers troubles pouvant aller à la guerre civile». Et exige du pouvoir de la Rupture, le retrait pur et simple de l’opérateur Safran de la réalisation technique du Ravip. Tout en exigeant la transparence dans le processus électoral au Bénin, le Fsp appelle le peuple à se tenir prêt pour combattre cet opérateur économique par tous les moyens légaux. Il convient de souligner qu’une marche de protestation dans les rues de Cotonou contre la gouvernance est la décision majeure issue de ce meeting. Cette marche aura le lieu le 03 Novembre 2017.

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Bénin: l'opposition à Patrice Talon enfle et s'organise

 

Au Bénin, l'opposition à Patrice Talon s'affiche de plus en plus. A l'appel du Front pour le sursaut patriotique (FSP), qui regroupe plusieurs petits partis et les syndicats, un meeting était organisé, vendredi 13 octobre, à la Bourse du travail, à Cotonou. Une bonne partie des 23 députés sur 83 qui se sont opposés à la révision de la Constitution, en mars dernier, était présente.

Les 17 députés de l'opposition, issus de différentes formations politiques, ont fait leur apparition sous des applaudissements. C'est leur première sortie aux côtés du Front pour le sursaut patriotique. Face à une foule dense rassemblée devant la Bourse du travail, le député Basile Ahossi prend la parole.

«Nous sommes heureux  d’être parmi vous parce qu’à l’Assemblée nous sommes minoritaires. Il y a des lois qui passent à l’Assemblée dont vous êtes mécontents. Nous continuerons le combat en espérant que notre nombre va s’agrandir», a-t-il déclaré.

Le Front pour le sursaut patriotique dénonce, depuis plusieurs mois, la gouvernance de Patrice Talon. Il demande l'organisation d'Assises nationales.

«Il est temps que le président Patrice Talonet que vous, le peuple, le Front pour le sursaut patriotique demande au président de réunir au plus tard, à la fin de cette année, des Etats généraux pour que nous puissions revoir la situation dans le pays », a déclaré pour sa part, Jean-Kokou Zounon, porte-parole du FSP.

Le Front annonce aussi l'organisation d'une marche début novembre. De leur côté, les sept centrales syndicales appellent à manifester la semaine prochaine.

 

Source : RFI

 

Déclaration de protestation contre la gouvernance de Talon

 

 

Le premier constat qui s’observe au niveau des ménages au Bénin, c’est que le peuple a faim. Peu de Béninois arrivent à s’assurer deux repas par jour. Le Chef de l’Etat, dans une intervention après neuf mois au pouvoir, promettait la fin du calvaire pour dans un an. Mais, c’est après cette promesse que l’on a assisté à la casse des boutiques, ateliers, etc. des petits commerçants et artisans des rues, à la liquidation et aux licenciements de milliers de salariés. C’est après cette promesse que des lois scélérates (dites d’assouplissement du marché de l’emploi) consacrent des contrats à durée déterminée (CDD) sans limite et à vie pour les salariés, le plafonnement des indemnisations à neuf mois de salaires pour les licenciements abusifs. Des mesures scélérates et impopulaires contre la jeunesse studieuse excluant ainsi les enfants des parents pauvres de leur accès à l’instruction. Aucune couche sociale n’est épargnée par la politique de ruse et de rage de Talon. Pas non plus les hommes en armes (armée, police, gendarmerie, eaux et forêts) qui font face à la répression aveugle et à la misère qu’impose Talon. Bref, une aggravation de la misère et un horizon assombri pour les travailleurs et le peuple.

Le candidat Patrice Talon a promis l’égalité des chances pour tous. Mais jamais l’inégalité n’a atteint des proportions aussi vertigineuses dans notre pays et ce, dans tous les domaines. L’accès des pauvres à la santé, l’éducation, l’emploi est plus encore hypothéqué par des mesures et réformes de libéralisme sauvage. Au niveau économique, la destruction du monopole public fait place nette au monopole privé du Chef de l’Etat et de son clan. Peut-on parler de l’égalité des chances lorsque les marchés sont passés de gré à gré, que les audits et contrôles fiscaux sont diligentés contre les opérateurs économiques n’appartenant pas au clan au pouvoir, et pendant que des décrets et mesures d’Etat bétonnent les intérêts des associés en affaires au sommet de l’Etat et contre les intérêts du peuple ?

Le Président Talon avait promis  lutter contre l’impunité. Mais on observe que l’impunité et la corruption sont protégées au sommet de l’Etat et la rigueur, soi-disant de la loi, ne frappe que les faibles et les opposants. Des milliards engloutis dans Maria-gléta, dans Ppea2, machines agricoles, Cen-Sad, nouveau siège du Parlement, etc. sont passés en pertes et profits par le gouvernement qui a décidé de ne pas regarder dans le rétroviseur, car le miroir reflète bien des visages connus au Gouvernement et dans le cercle restreint au sommet de l’Etat.

Le candidat Talon avait promis dépolitiser l’administration publique. Mais jamais l’administration n’a été aussi politisée. Même la promesse de nomination par appel à candidature s’est noyée dans le flot de la gouvernance clanique, partisane et népotiste. Et pourtant, l’Université publique montre depuis quinze ans avec l’élection du Recteur, la voie à suivre : l’élection des responsables de la gestion du bien public. Des voix à maintes occasions indiquent, pour la transparence, la probité et la réhabilitation de l’ardeur au travail, la nécessité du contrôle par les travailleurs et les citoyens des gestionnaires du bien public avec le droit de destitution de ceux convaincus de mauvaise gestion. Mais le pouvoir reste aveugle à ces mesures de bonne gestion, préoccupé par la rentabilité de ses propres affaires.

Le candidat Talon avait promis respecter les institutions et les lois et dit qu’un Etat qui ne respecte pas les décisions de justice est un Etat voyou. Mais jamais les institutions n’ont été aussi avilies par un Président qui demande à l’Assemblée nationale de voter les «yeux fermés» (sic). Il est de notoriété publique que le gouvernement est aux ordres d’un petit cercle fermé autour du Chef de l’Etat et des personnes sans aucun titre officiel donnent des ordres à des ministres. Les responsables d’institutions qui tentent de respecter la loi sont menacés pendant que le gouvernement bafoue les lois et les décisions de la Cour constitutionnelle. Talon a transformé l’Etat béninois en un Etat voyou au service de son clan.

Le candidat Talon avait promis le respect des libertés. Mais c’est lui qui parle de lignes rouges non définies nulle part, autre que par son bon vouloir. C’est lui qui s’acharne contre les organisations estudiantines, contre les responsables syndicaux qu’on emprisonne pour délit d’opinion, contre des médias non conformistes, contre la liberté de manifestation de rue. C’est lui le Président Talon qui fait prendre en conseil des ministres des décisions de poursuites de parents, amis et avocats venus témoigner de leur soutien à un citoyen aux prises avec la police. C’est lui qui envoie ses "services habilités" de renseignements répandre la peur et les intimidations contre la simple liberté de réunion. C’est lui qui fait répandre des intimidations et menaces contre les responsables opposants et leurs proches, allant jusqu’à des attaques  physiques contre eux.

Talon avait promis respecter la démocratie et équilibrer le pouvoir des institutions. Mais il a concocté un projet funeste de révision de la Constitution qui consolide le pouvoir du Président de la République. Après le rejet de ce projet, il n’a pas renoncé. Il saucissonne le projet rejeté en lois scélérates qu’il fait adopter en catimini par une Assemblée Nationale vassalisée. Ainsi en est-il du projet de révision du code électoral en élaboration qui est une attaque contre la démocratie, les élections libres et transparentes. Déjà le projet de Recensement initial Administratif à Vocation d’Identification de la Personne (Ravip), en remplacement et sans un bilan de la Lépi, et sous la direction des ministres, est annoncé, confié en gré à gré à la société SAFRAN. Or, cette société est dénoncée sur le plan international dans les fraudes électorales. C’est dire que la solution d’élections truquées dans le but de renforcer la mainmise du pouvoir sur le peuple et le pays continue.

Talon avait promis une présidence crédible et qui force le respect. Mais, le Président a perdu toute crédibilité à cause des reniements spectaculaires de la parole donnée. Il a  promis et répété qu’il organiserait une consultation populaire et un référendum pour la révision de la Constitution. Il a promis et répété qu’il ne ferait qu’un mandat unique. Mais tout le monde observe que ce n’était que ruse, imposture et parjure.

Alors, le pays court manifestement à la dérive. Les réformes hasardeuses concoctées en catimini en dehors des acteurs et par des commissions formées de parents, d’amis et de cabinets associés d’affaires, dans maints secteurs, suscitent des rejets et résistances légitimes des travailleurs et des populations. Le spectacle d’une minorité arrogante qui se sert des ressources de l’Etat, à qui l’on octroie des faveurs et privilèges pendant que l’on demande aux autres de serrer la ceinture, que l’on promet et utilise la répression contre les affamés n’est plus tenable. Toutes les institutions ont perdu de leur crédit, étouffées par le harcèlement à soutenir l’affairisme au sommet de l’Etat.Les espoirs suscités sont complètement déçus et le peuple en arrive à souhaiter sa délivrance providentielle des mains de son Président.

Alors, le Front pour le Sursaut Patriotique appelle le Président Talon et son gouvernement à prendre la juste mesure de la situation. Le Nouveau Départ est une aggravation dans la continuité de tous les maux. Cette situation est très grave et demande des mesures courageuses de changement de sa gouvernance. Les louanges et proclamations d’adhésion et de soutien au Pag manifestement en panne de la part de ceux-là qui cherchent refuge et opportunités d’affaires et dont les partis sont bien identifiés actuellement comme des "boutiques d’affaires" (sic) indiquent la putréfaction de la situation. S’enfermer à écouter les bips émis par sa cellule de communication et repris par les journaux et organes de presse stipendiés en des articles siamois ne revient qu’à entendre ses propres échos. Choisir l’option de la répression aveugle et de l’établissement de la peur par la tyrannie ne fera que conduire au chaos. Notre peuple n’acceptera plus, sans réagir vigoureusement, la restauration d’une dictature dans notre pays. Les libertés ne lui ont pas été octroyées lors d’une quelconque conférence. Elles ont été conquises dans la douleur, la sueur, les larmes et le sang ; et aucune répression, même la plus sanglante ne le domptera. Au contraire, ce sera des crimes de plus et cela renforcera sa conviction et sa détermination d’en finir définitivement avec l’impunité des crimes politiques et économiques.

Le Front pour le Sursaut Patriotique réaffirme que la seule solution demeure la réunion immédiate des Etats généraux. Cette solution a été indiquée par beaucoup d’acteurs de la vie politique à la veille de la dernière élection présidentielle. Elle est aujourd’hui avancée et soutenue par de plus en plus d’organisations et d’acteurs politiques et de la société civile. Le pays doit s’asseoir de nouveau pour revoir les bases de la construction de notre pays, les bases pour un gouvernement patriotique et de probité.

C’est pourquoi le Front pour le Sursaut Patriotique demande solennellement ce jour, vendredi 13 octobre 2017, au Chef de l’Etat, Patrice Talon, s’il lui reste encore un peu d’amour pour ce pays, d’accéder à l’exigence pressante de la réunion d’une Assise nationale d’ici le 31 décembre 2017 pour revoir la gouvernance du pays. C’est la seule alternative pour ne pas continuer les forfaitures contre le peuple et lui éviter surtout une situation dramatique dont lui, le Président Talon avec son clan seraient les seuls responsables.

Le peuple, quant à lui, saura se lever pour laver l’imposture et les parjures; il ira jusqu’au bout pour établir une gouvernance patriotique et de probité.

Enfants du Bénin debout !

 

Cotonou, le 13 octobre 2017

 

Le Front pour le Sursaut Patriotique.

 

 

Appel au peuple béninois pour l’organisation du dialogue politique national

 

 

Travailleurs de toutes conditions, jeunes, Béninois de l’intérieur et de la diaspora,

 

La situation est grave, très grave. Le peuple a faim. Peu de béninois arrivent à s’assurer deux repas par jour. Le Chef de l’Etat, dans une intervention après neuf mois au pouvoir promettait la fin du calvaire pour dans un an. Mais, c’est après cette promesse que l’on a assisté à la casse des petits producteurs des rues, à la liquidation et aux licenciements de milliers de salariés. C’est après cette promesse que des lois scélérates dites d’assouplissement du marché de l’emploi consacrent des contrats à durée déterminée (CDD) sans limite et à vie pour les salariés, le plafonnement des indemnisations à neuf mois de salaires pour les licenciements abusifs. Bref au total, une aggravation de la misère et un horizon assombri pour les travailleurs et le peuple.

Le candidat Patrice Talon a promis l’égalité des chances pour tous. Mais jamais l’inégalité n’a atteint des proportions aussi vertigineuses dans notre pays et ce, dans tous les domaines. Le Président Talon avait promis  lutter contre l’impunité. Mais on observe que l’impunité et la corruption sont protégées au sommet de l’Etat et la rigueur soi-disant de la loi, ne frappe que les faibles et les opposants. Le candidat Talon avait promis dépolitiser l’administration. Mais jamais l’administration n’a été aussi politisée. Le candidat Talon avait promis respecter les institutions et les lois, mais jamais les institutions ainsi que les lois y compris les décisions de la Cour constitutionnelles n’ont été aussi niées par un Président de la République.

Le candidat Talon avait promis le respect des libertés. Mais, c’est lui qui envoie la police contre les manifestants, ses "services habilités" de renseignement répandre la peur et les intimidations contre la simple liberté de réunion. C’est lui qui fait répandre des intimidations et menaces contre les responsables opposants et leurs proches allant jusqu’à des attaques  physique contre eux.

Talon avait promis respecter la démocratie et équilibrer le pouvoir des institutions. Mais, c’est lui qui concocte un projet de code électoral contre la démocratie et les élections transparentes.

Talon avait promis une présidence crédible et qui force le respect. Mais, le Président a perdu toute crédibilité à cause des reniements spectaculaires de la parole donnée. Il a  promis et répété qu’il organiserait une consultation populaire et un référendum pour la révision de la constitution. Il a promis et répéter qu’il ne ferait qu’un mandat unique. Mais tout le monde observe que ce n’était que ruse, imposture et parjure.

Alors le pays court manifestement à la dérive. Et le peuple doit se lever pour sauver le pays.

Travailleurs, jeunes, démocrates et patriotes,

Alors le Front pour le Sursaut Patriotique réaffirme que la seule solution demeure la réunion immédiate des Etats généraux. Cette solution est aujourd’hui soutenue par de plus en plus d’organisations et d’acteurs politique et de la société civile.

 Mais l’issue dépend de vous, travailleurs, jeunes.  C’est votre levée en masse qui a mis en échec le projet funeste de révision de la Constitution. C’est votre levée en masse, vigoureusement et avec détermination qui sauvera le pays.

C’est pourquoi le Front pour le Sursaut Patriotique (FSP) vous demande de vous lever pour la réunion des Etats généraux en vue d’un gouvernement patriotique et de probité. Le Front vous demande d’organiser partout sur toute l’étendue du territoire national et dans la diaspora, vos Etats généraux régionaux ou sectoriels pour mettre en avant et en relief les exigences fondamentales à faire triompher à ces Assises nationales. Vous aurez ainsi préparé une véritable Conférence populaire et serez armés pour combattre toute duperie d’où qu’elle vienne.

 

En avant pour les Etats généraux du peuple !

Enfants du Bénin debout !

 

Cotonou, le 13 octobre 2017

 

Front pour le Sursaut Patriotique

 

 

 

 

Motion contre la participation de l’opérateur technique SAFRAN au recensement au Bénin

 

-         Considérant la décision du Conseil des Ministres du 18 novembre 2016, de confier la réalisation technique du Recensement administratif à vocation d’identification de la population (RAVIP) à la société française SAFRAN en procédure de gré à gré;

-         Considérant que l’opérateur SAFRAN est bien connu dans divers pays d’Afrique tels que la Guinée, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Mali et tout récemment le Kenya et queson travail est souvent bâclé et fait de tripatouillages de tous genres avec à la clé la corruption;

-         Considérant que ces pratiques de cet opérateur est facteur de divers troubles pouvant aller à la guerre civile;

-         Considérant que le fait de recourir à un opérateur aux pratiques aussi obscures révèle, de la part du pouvoir de la Rupture, l’intention de se maintenir aux moyens de pratiques frauduleuses malgré sa politique anti sociale et sa propension à salir et à détruire l’image du Bénin au plan international;

Le Front pour le Sursaut Patriotique, à l’occasion du meeting du 13 octobre 2017 :

-          exige du pouvoir de la Rupture, le retrait pure et simple de l’opérateur SAFRAN de la réalisation technique du RAVIP;

-         En appel au peuple pour combattre cet opérateur par tous les moyens légaux.

SAFRAN hors du Bénin !

En avant pour la transparence dans le processus électoral au Bénin !

Vive la démocratie !

Vive le Bénin !

 

                                                               Cotonou, le 13 octobre 2017

                                                              

Le Front pour le Sursaut Patriotique

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