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Invité de la semaine (4)

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Invité du matin

Aurélie T. Ahounou au sujet du Cqp

Les clarifications et assurances de Mme Aurélie Ahounou Toudonou
 
 
La Directrice du Centre de formation et de perfectionnement Auréal Coiffure sis à Porto-Novo, Madame Aurélie Ahounou épouse Toudonou s'est prêtée à nos questions au sujet de l’examen du Certificat de Qualification professionnelle (CQP) lancé lundi dernier sur le plan national. La brave icône qui fait la fierté des professionnelles de la coiffure dans la ville capitale du Bénin ne sait pas empêcher de nous faire vivre les méandres et les subtilités de la profession et le secret de sa réussite.

 

Qui est Aurélie Ahounou Toudonou ?
 
Je suis Madame Aurélie Ahounou épouse Toudonou. Je suis la directrice fondatrice du Centre de Formation et de Perfectionnement Auréal Coiffure (CFPAC) sis à Porto-Novo à Loko-koukoukon à quelques encablures de la recette-perception de Houinmey.
 
Qu’est-ce que cela vous faire d’être à la tête d’un centre qui s’est donné comme mission de contribuer à la formation des jeunes ?   
 
«D’abord, c’est un réel plaisir pour moi et pour tout mon personnel de vous accueillir au Centre de formation et de perfectionnement Auréal Coiffure. C’est une fierté pour moi de savoir que beaucoup de gens s’intéressent au travail que je fais. C’est un motif d’incitation et d’encouragement à mieux faire. J’ai appris le métier de la coiffure et j’ai toujours nourris assez d’ambition dans le sens de la formation des jeunes. Une façon pour moi d’aider l’humanité à sortir du problème lié au chômage. Le centre qui vous accueille, a pour mission de libérer les jeunes du chômage ambiant en les outillant des techniques de coiffure et tresse, de l’esthétique, de la cosmétologie et la décoration des voitures et des lieux de manifestations. Parlant du monde des professionnels de la coiffure, je dirai qu’il se porte à merveille nonobstant les quelques difficultés qu’on y rencontre. On a connu quelques changements qualificatifs qui nous réjouissent.
 
Savez-vous que vous êtes une coiffeuse de renommée ?
 
C’est une réelle fierté pour moi d’avoir concrétisé mon rêve de devenir une patronne et par la suite créer et gérer une structure de formation. Vous savez, j’ai toujours rêvé de fonder un centre de formation à la taille d’une école de formation professionnelle. Et là, je dois remercier mon mari qui a contribué énormément pour que cela devienne une réalité depuis plusieurs années. Ici tout comme ailleurs, la responsabilité de diriger un centre est très délicate et lourde. Il s’agit dans un premier temps de disposer d’un esprit de management des ressources humaines que tu emploies, je veux parler du personnel de travail et du personnel d’encadrement des apprenants et ensuite, savoir gérer les problèmes des apprenants. Des problèmes qui sont parfois personnels et liés à leur vie privée et il faut gérer tout ça avant de parler de leur formation. Puisqu’au-delà de la formation qu’on leur donne, nous nous attelons à les orienter dans leur personnification afin de les amener à réussir à façonner leur avenir. C’est tout comme les responsabilités qui incombent à un directeur à la tête d’une société où il doit gérer et le personnel et le flux des clients.
 
Lundi dernier, l’examen pour l’obtention du certificat de qualification professionnelle (CQP) a été lancé pour le compte de l’année en cours. Quelles innovations ce système apporte-il dans le métier de la coiffure ?
 
Vous savez, l’avènement du certificat de qualification professionnelle (CQP) est une bonne chose en ce sens qu’il a permis aux parents des apprentis de pousser un grand ouf de soulagement. En effet, par le passé, la remise de diplôme à un apprenant nécessite des dépenses aussi bien du côté des parents de ce dernier que celui du patron. Cela se faisait à la faveur d’une cérémonie à la taille des funérailles où les géniteurs doivent dépenser des fortunes. Il y en avait qui s’endettait même pour faire prendre le diplôme à leur enfant. Mais aujourd’hui, l’Etat a mis fin à tout cela en décidant d’organiser les examens au plan national et les candidatures des apprentis des ateliers de formation artisanale sont reçues et étudiées. Au cas du succès, l’apprenant obtient son diplôme qui est reconnu et certifié par l’Etat sans dépenser grande chose à part les frais de constitution des dossiers d’examen.
 
Mais est-ce que cette manière de faire désormais est appréciée des patrons et patronnes des ateliers de formation ?
 
C’est vrai, dans un premier temps, il y a eu des grincements de dents, je veux dire que certains patrons n’ont pas digéré cela. Mais avec le temps, ils ont compris qu’ils doivent s’y conformer puisqu’il s’agit d’une réforme introduite dans le monde de l’artisanat par notre Etat. Et puis, pour ne pas les laisser, l’Etat a su rehausser les frais de contrat pour les trois ans de formation que les apprentis font dans les ateliers pour ce qui concerne la Coiffure. Avant chaque patron fixait les frais de formation de son apprenti selon son humeur et attend de lui créer les dépenses lors de la cérémonie de remise de diplôme. Mais aujourd’hui, c’est uniformisé et les frais de formation sont fixés désormais à 200.000 francs par apprenti. C’est une véritable innovation qui doit être saluée.
 
Le métier de la coiffure au Bénin nourrit-il réellement son homme ?
 
La coiffure, c’est un métier noble et libérateur tout comme les autres métiers. Si je dois évoquer mon cas par exemple, je vous dirai que depuis que je suis devenue patronne de mon atelier puis de ce centre de formation en coiffure, je n’ai plus jamais eu d’ennuis financiers. Je réalise pleinement mes ambitions et je satisfais sans exagérer ni imiter mes besoins. J’ai pu construire mon habitation, je me suis procuré mes moyens de déplacement et quoi encore... Et là, c’est parce que j’ai aimé ce que je fais et je me bats tous les jours pour que ça aille de l’avant. Et parfois quand il m’arrive de jeter un coup d’œil sur ce que font mes consœurs, je réalise qu’elles accomplissent elles aussi leurs ambitions. Il s’agit donc de ne pas ignorer ce qu’on fait comme travail mais de cultiver l’amour du travail bien fait et vous n’allez envier personne. Tel qu’on ne peut dénombrer le nombre de cheveux sur la terre, ainsi, on ne peut compter le bonheur incommensurable que nous procure le métier de la coiffure. Rires….
 
Quel message avez-vous à l’endroit des jeunes qui hésitent encore à embrasser le métier et ceux qui pensent qu’il faut forcément travailler dans une administration publique pour gagner sa vie ?
 
C’est vrai, malgré le bonheur qui s’y trouve, il y a des apprentis qui au cours de la formation abandonne pour telles ou telles autres raisons. Tout le monde ne peut pas embrasser le métier de la coiffure. Mais ceux qui veulent se faire carrière dans la coiffure doivent avoir de la persévérance, le courage et l’amour pour le métier. Ils doivent prendre soin de ce qu’ils veulent apprendre et savoir qu’ils vont rencontrer des modèles et contre-modèles qu’ils devront imiter et contester. C’est comme dans tout métier. Seulement, je déplore personnellement la course effrénée des jeunes filles et garçons qui pensent qu’ils peuvent gagner l’argent sans avoir déplacé un petit grain de sable. C’est abominable ! Dieu même l’a dit, c’est à la sueur de notre front que nous allons gagner notre pain. Les jeunes doivent tâcher de comprendre cela. Les portes du CFPAC leur sont grandement ouvertes, que ce soit pour la formation pour les nouveaux apprenants ou le recyclage pour les coiffeurs et coiffeuses déjà en fonction et qui se voient menacés par les réformes et les nouveaux fashions que les clients désirent aujourd’hui. Ils peuvent venir suivre en quelques temps, les cours de recyclage.
 
Que dites-vous du regard que la société jette sur les femmes coiffeuses dont on accuse de tout?
 
Non, non, non ! Depuis quelques années, je n’ai plus entendu parler mal des coiffeuses. C’est pourquoi je disais tantôt que le monde de la coiffure se porte à merveille. Nous avons procédé à un assainissement du milieu et ceux ou celles qui commettaient des délits pour salir la corporation ne pouvant plus résister face aux nouvelles réglementations, ils ont dû se repentir. Par ailleurs, avec l’arrivée du CQP, les apprenties ne courent plus derrière les hommes pour aller chercher de l’argent pour obtenir leur diplôme parce qu’elles n’ont plus de dépenses à faire. De plus, les ateliers sont suivis de plus près par les autorités ou tout au moins les élus locaux et les choses ne sont plus comme avant. Tout est rentré dans l’ordre. Dans notre système DUAL par exemple, l’Etat donne plus de 90% dans la formation des apprenants qui viennent dans le centre et les parents ne donnent que les 10% qui restent. Sur ce point, je remercie beaucoup l’Etat et à travers ces gratitudes que je témoigne à nos autorités, je voudrais qu’elles continuent de nous accompagner pour que l’artisanat soit véritablement au service du développement de notre pays. Je lance aussi un appel à tous les opérateurs économiques et les associations des professionnels des autres métiers à se joindre à nous pour faire développer notre corporation.
 
Comment Madame Toudonou arrive-t-elle à gérer son centre et les affaires de son foyer ?
 
Rires… Voilà une question à laquelle je m’attendais ! Vous savez, pour les coiffeuses que nous sommes, c’est les weekends que les clients viennent pour se faire tresser. Mais moi, c’est le dimanche que j’ai choisi pour me reposer. Autrement dire, je sacrifie les clients ce jour-là.  Pourquoi ? Parce que je suis une mère de famille et mon épouse est en fonction. Alors qui pourra s’occuper des enfants pendant le weekend si tous les jours, je me rends au boulot comme mon mari et le dimanche, je  ne peux pas rester à la maison pour eux ? J’ai donc réfléchi et j’ai décidé d’être aux côtés de mes enfants les dimanches pour soutenir mon mari qui fait déjà beaucoup pour moi. Je le remercie parce qu’il m’a comprise et quand il revient du boulot, l’éducation de nos progénitures le préoccupe et il les encadre bien comme cela se doit. Et puisque le samedi encore, je suis encore au boulot, j’ai choisi dimanche comme mon jour de repos pour prendre soin de mes enfants et gérer les affaires courantes du couple… Et je sais que tout va bien. Je dois vraiment rendre hommage à mon mari qui est un mari compréhensible sans qui je ne pouvais pas y parvenir.
 
Votre mot de fin
 
Si j’ai un mot de fin, c’est d’inviter les jeunes à se faire former dans un métier d’avenir comme la coiffure. Il s’agit surtout des jeunes scolarisés ou déscolarisés, des étudiants et étudiantes et autres personnes qui veulent des cours accélérés avant un voyage et même des patrons d’atelier qui ont besoin des cours de perfectionnement non seulement en coiffure mais aussi en décoration, en cosmétologie, en esthétique.

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invité matin

Aurélie T. Ahounou au sujet du Cqp

 

Certificat de qualification professionnelle
 
 
Les clarifications et assurances de Mme Aurélie Ahounou Toudonou
 
 
La Directrice du Centre de formation et de perfectionnement Auréal Coiffure sis à Porto-Novo, Madame Aurélie Ahounou épouse Toudonou s'est prêtée à nos questions au sujet de l’examen du Certificat de Qualification professionnelle (CQP) lancé lundi dernier sur le plan national. La brave icône qui fait la fierté des professionnelles de la coiffure dans la ville capitale du Bénin ne sait pas empêcher de nous faire vivre les méandres et les subtilités de la profession et le secret de sa réussite.

 

Qui est Aurélie Ahounou Toudonou ?
 
Je suis Madame Aurélie Ahounou épouse Toudonou. Je suis la directrice fondatrice du Centre de Formation et de Perfectionnement Auréal Coiffure (CFPAC) sis à Porto-Novo à Loko-koukoukon à quelques encablures de la recette-perception de Houinmey.
 
Qu’est-ce que cela vous faire d’être à la tête d’un centre qui s’est donné comme mission de contribuer à la formation des jeunes ?   
 
«D’abord, c’est un réel plaisir pour moi et pour tout mon personnel de vous accueillir au Centre de formation et de perfectionnement Auréal Coiffure. C’est une fierté pour moi de savoir que beaucoup de gens s’intéressent au travail que je fais. C’est un motif d’incitation et d’encouragement à mieux faire. J’ai appris le métier de la coiffure et j’ai toujours nourris assez d’ambition dans le sens de la formation des jeunes. Une façon pour moi d’aider l’humanité à sortir du problème lié au chômage. Le centre qui vous accueille, a pour mission de libérer les jeunes du chômage ambiant en les outillant des techniques de coiffure et tresse, de l’esthétique, de la cosmétologie et la décoration des voitures et des lieux de manifestations. Parlant du monde des professionnels de la coiffure, je dirai qu’il se porte à merveille nonobstant les quelques difficultés qu’on y rencontre. On a connu quelques changements qualificatifs qui nous réjouissent.
 
Savez-vous que vous êtes une coiffeuse de renommée ?
 
C’est une réelle fierté pour moi d’avoir concrétisé mon rêve de devenir une patronne et par la suite créer et gérer une structure de formation. Vous savez, j’ai toujours rêvé de fonder un centre de formation à la taille d’une école de formation professionnelle. Et là, je dois remercier mon mari qui a contribué énormément pour que cela devienne une réalité depuis plusieurs années. Ici tout comme ailleurs, la responsabilité de diriger un centre est très délicate et lourde. Il s’agit dans un premier temps de disposer d’un esprit de management des ressources humaines que tu emploies, je veux parler du personnel de travail et du personnel d’encadrement des apprenants et ensuite, savoir gérer les problèmes des apprenants. Des problèmes qui sont parfois personnels et liés à leur vie privée et il faut gérer tout ça avant de parler de leur formation. Puisqu’au-delà de la formation qu’on leur donne, nous nous attelons à les orienter dans leur personnification afin de les amener à réussir à façonner leur avenir. C’est tout comme les responsabilités qui incombent à un directeur à la tête d’une société où il doit gérer et le personnel et le flux des clients.
 
Lundi dernier, l’examen pour l’obtention du certificat de qualification professionnelle (CQP) a été lancé pour le compte de l’année en cours. Quelles innovations ce système apporte-il dans le métier de la coiffure ?
 
Vous savez, l’avènement du certificat de qualification professionnelle (CQP) est une bonne chose en ce sens qu’il a permis aux parents des apprentis de pousser un grand ouf de soulagement. En effet, par le passé, la remise de diplôme à un apprenant nécessite des dépenses aussi bien du côté des parents de ce dernier que celui du patron. Cela se faisait à la faveur d’une cérémonie à la taille des funérailles où les géniteurs doivent dépenser des fortunes. Il y en avait qui s’endettait même pour faire prendre le diplôme à leur enfant. Mais aujourd’hui, l’Etat a mis fin à tout cela en décidant d’organiser les examens au plan national et les candidatures des apprentis des ateliers de formation artisanale sont reçues et étudiées. Au cas du succès, l’apprenant obtient son diplôme qui est reconnu et certifié par l’Etat sans dépenser grande chose à part les frais de constitution des dossiers d’examen.
 
Mais est-ce que cette manière de faire désormais est appréciée des patrons et patronnes des ateliers de formation ?
 
C’est vrai, dans un premier temps, il y a eu des grincements de dents, je veux dire que certains patrons n’ont pas digéré cela. Mais avec le temps, ils ont compris qu’ils doivent s’y conformer puisqu’il s’agit d’une réforme introduite dans le monde de l’artisanat par notre Etat. Et puis, pour ne pas les laisser, l’Etat a su rehausser les frais de contrat pour les trois ans de formation que les apprentis font dans les ateliers pour ce qui concerne la Coiffure. Avant chaque patron fixait les frais de formation de son apprenti selon son humeur et attend de lui créer les dépenses lors de la cérémonie de remise de diplôme. Mais aujourd’hui, c’est uniformisé et les frais de formation sont fixés désormais à 200.000 francs par apprenti. C’est une véritable innovation qui doit être saluée.
 
Le métier de la coiffure au Bénin nourrit-il réellement son homme ?
 
La coiffure, c’est un métier noble et libérateur tout comme les autres métiers. Si je dois évoquer mon cas par exemple, je vous dirai que depuis que je suis devenue patronne de mon atelier puis de ce centre de formation en coiffure, je n’ai plus jamais eu d’ennuis financiers. Je réalise pleinement mes ambitions et je satisfais sans exagérer ni imiter mes besoins. J’ai pu construire mon habitation, je me suis procuré mes moyens de déplacement et quoi encore... Et là, c’est parce que j’ai aimé ce que je fais et je me bats tous les jours pour que ça aille de l’avant. Et parfois quand il m’arrive de jeter un coup d’œil sur ce que font mes consœurs, je réalise qu’elles accomplissent elles aussi leurs ambitions. Il s’agit donc de ne pas ignorer ce qu’on fait comme travail mais de cultiver l’amour du travail bien fait et vous n’allez envier personne. Tel qu’on ne peut dénombrer le nombre de cheveux sur la terre, ainsi, on ne peut compter le bonheur incommensurable que nous procure le métier de la coiffure. Rires….
 
Quel message avez-vous à l’endroit des jeunes qui hésitent encore à embrasser le métier et ceux qui pensent qu’il faut forcément travailler dans une administration publique pour gagner sa vie ?
 
C’est vrai, malgré le bonheur qui s’y trouve, il y a des apprentis qui au cours de la formation abandonne pour telles ou telles autres raisons. Tout le monde ne peut pas embrasser le métier de la coiffure. Mais ceux qui veulent se faire carrière dans la coiffure doivent avoir de la persévérance, le courage et l’amour pour le métier. Ils doivent prendre soin de ce qu’ils veulent apprendre et savoir qu’ils vont rencontrer des modèles et contre-modèles qu’ils devront imiter et contester. C’est comme dans tout métier. Seulement, je déplore personnellement la course effrénée des jeunes filles et garçons qui pensent qu’ils peuvent gagner l’argent sans avoir déplacé un petit grain de sable. C’est abominable ! Dieu même l’a dit, c’est à la sueur de notre front que nous allons gagner notre pain. Les jeunes doivent tâcher de comprendre cela. Les portes du CFPAC leur sont grandement ouvertes, que ce soit pour la formation pour les nouveaux apprenants ou le recyclage pour les coiffeurs et coiffeuses déjà en fonction et qui se voient menacés par les réformes et les nouveaux fashions que les clients désirent aujourd’hui. Ils peuvent venir suivre en quelques temps, les cours de recyclage.
 
Que dites-vous du regard que la société jette sur les femmes coiffeuses dont on accuse de tout?
 
Non, non, non ! Depuis quelques années, je n’ai plus entendu parler mal des coiffeuses. C’est pourquoi je disais tantôt que le monde de la coiffure se porte à merveille. Nous avons procédé à un assainissement du milieu et ceux ou celles qui commettaient des délits pour salir la corporation ne pouvant plus résister face aux nouvelles réglementations, ils ont dû se repentir. Par ailleurs, avec l’arrivée du CQP, les apprenties ne courent plus derrière les hommes pour aller chercher de l’argent pour obtenir leur diplôme parce qu’elles n’ont plus de dépenses à faire. De plus, les ateliers sont suivis de plus près par les autorités ou tout au moins les élus locaux et les choses ne sont plus comme avant. Tout est rentré dans l’ordre. Dans notre système DUAL par exemple, l’Etat donne plus de 90% dans la formation des apprenants qui viennent dans le centre et les parents ne donnent que les 10% qui restent. Sur ce point, je remercie beaucoup l’Etat et à travers ces gratitudes que je témoigne à nos autorités, je voudrais qu’elles continuent de nous accompagner pour que l’artisanat soit véritablement au service du développement de notre pays. Je lance aussi un appel à tous les opérateurs économiques et les associations des professionnels des autres métiers à se joindre à nous pour faire développer notre corporation.
 
Comment Madame Toudonou arrive-t-elle à gérer son centre et les affaires de son foyer ?
 
Rires… Voilà une question à laquelle je m’attendais ! Vous savez, pour les coiffeuses que nous sommes, c’est les weekends que les clients viennent pour se faire tresser. Mais moi, c’est le dimanche que j’ai choisi pour me reposer. Autrement dire, je sacrifie les clients ce jour-là.  Pourquoi ? Parce que je suis une mère de famille et mon épouse est en fonction. Alors qui pourra s’occuper des enfants pendant le weekend si tous les jours, je me rends au boulot comme mon mari et le dimanche, je  ne peux pas rester à la maison pour eux ? J’ai donc réfléchi et j’ai décidé d’être aux côtés de mes enfants les dimanches pour soutenir mon mari qui fait déjà beaucoup pour moi. Je le remercie parce qu’il m’a comprise et quand il revient du boulot, l’éducation de nos progénitures le préoccupe et il les encadre bien comme cela se doit. Et puisque le samedi encore, je suis encore au boulot, j’ai choisi dimanche comme mon jour de repos pour prendre soin de mes enfants et gérer les affaires courantes du couple… Et je sais que tout va bien. Je dois vraiment rendre hommage à mon mari qui est un mari compréhensible sans qui je ne pouvais pas y parvenir.
 
Votre mot de fin
 
Si j’ai un mot de fin, c’est d’inviter les jeunes à se faire former dans un métier d’avenir comme la coiffure. Il s’agit surtout des jeunes scolarisés ou déscolarisés, des étudiants et étudiantes et autres personnes qui veulent des cours accélérés avant un voyage et même des patrons d’atelier qui ont besoin des cours de perfectionnement non seulement en coiffure mais aussi en décoration, en cosmétologie, en esthétique.

Qui est Aurélie Ahounou Toudonou ?
 
Je suis Madame Aurélie Ahounou épouse Toudonou. Je suis la directrice fondatrice du Centre de Formation et de Perfectionnement Auréal Coiffure (CFPAC) sis à Porto-Novo à Loko-koukoukon à quelques encablures de la recette-perception de Houinmey.
 
Qu’est-ce que cela vous faire d’être à la tête d’un centre qui s’est donné comme mission de contribuer à la formation des jeunes ?   
 
«D’abord, c’est un réel plaisir pour moi et pour tout mon personnel de vous accueillir au Centre de formation et de perfectionnement Auréal Coiffure. C’est une fierté pour moi de savoir que beaucoup de gens s’intéressent au travail que je fais. C’est un motif d’incitation et d’encouragement à mieux faire. J’ai appris le métier de la coiffure et j’ai toujours nourris assez d’ambition dans le sens de la formation des jeunes. Une façon pour moi d’aider l’humanité à sortir du problème lié au chômage. Le centre qui vous accueille, a pour mission de libérer les jeunes du chômage ambiant en les outillant des techniques de coiffure et tresse, de l’esthétique, de la cosmétologie et la décoration des voitures et des lieux de manifestations. Parlant du monde des professionnels de la coiffure, je dirai qu’il se porte à merveille nonobstant les quelques difficultés qu’on y rencontre. On a connu quelques changements qualificatifs qui nous réjouissent.
 
Savez-vous que vous êtes une coiffeuse de renommée ?
 
C’est une réelle fierté pour moi d’avoir concrétisé mon rêve de devenir une patronne et par la suite créer et gérer une structure de formation. Vous savez, j’ai toujours rêvé de fonder un centre de formation à la taille d’une école de formation professionnelle. Et là, je dois remercier mon mari qui a contribué énormément pour que cela devienne une réalité depuis plusieurs années. Ici tout comme ailleurs, la responsabilité de diriger un centre est très délicate et lourde. Il s’agit dans un premier temps de disposer d’un esprit de management des ressources humaines que tu emploies, je veux parler du personnel de travail et du personnel d’encadrement des apprenants et ensuite, savoir gérer les problèmes des apprenants. Des problèmes qui sont parfois personnels et liés à leur vie privée et il faut gérer tout ça avant de parler de leur formation. Puisqu’au-delà de la formation qu’on leur donne, nous nous attelons à les orienter dans leur personnification afin de les amener à réussir à façonner leur avenir. C’est tout comme les responsabilités qui incombent à un directeur à la tête d’une société où il doit gérer et le personnel et le flux des clients.
 
Lundi dernier, l’examen pour l’obtention du certificat de qualification professionnelle (CQP) a été lancé pour le compte de l’année en cours. Quelles innovations ce système apporte-il dans le métier de la coiffure ?
 
Vous savez, l’avènement du certificat de qualification professionnelle (CQP) est une bonne chose en ce sens qu’il a permis aux parents des apprentis de pousser un grand ouf de soulagement. En effet, par le passé, la remise de diplôme à un apprenant nécessite des dépenses aussi bien du côté des parents de ce dernier que celui du patron. Cela se faisait à la faveur d’une cérémonie à la taille des funérailles où les géniteurs doivent dépenser des fortunes. Il y en avait qui s’endettait même pour faire prendre le diplôme à leur enfant. Mais aujourd’hui, l’Etat a mis fin à tout cela en décidant d’organiser les examens au plan national et les candidatures des apprentis des ateliers de formation artisanale sont reçues et étudiées. Au cas du succès, l’apprenant obtient son diplôme qui est reconnu et certifié par l’Etat sans dépenser grande chose à part les frais de constitution des dossiers d’examen.
 
Mais est-ce que cette manière de faire désormais est appréciée des patrons et patronnes des ateliers de formation ?
 
C’est vrai, dans un premier temps, il y a eu des grincements de dents, je veux dire que certains patrons n’ont pas digéré cela. Mais avec le temps, ils ont compris qu’ils doivent s’y conformer puisqu’il s’agit d’une réforme introduite dans le monde de l’artisanat par notre Etat. Et puis, pour ne pas les laisser, l’Etat a su rehausser les frais de contrat pour les trois ans de formation que les apprentis font dans les ateliers pour ce qui concerne la Coiffure. Avant chaque patron fixait les frais de formation de son apprenti selon son humeur et attend de lui créer les dépenses lors de la cérémonie de remise de diplôme. Mais aujourd’hui, c’est uniformisé et les frais de formation sont fixés désormais à 200.000 francs par apprenti. C’est une véritable innovation qui doit être saluée.
 
Le métier de la coiffure au Bénin nourrit-il réellement son homme ?
 
La coiffure, c’est un métier noble et libérateur tout comme les autres métiers. Si je dois évoquer mon cas par exemple, je vous dirai que depuis que je suis devenue patronne de mon atelier puis de ce centre de formation en coiffure, je n’ai plus jamais eu d’ennuis financiers. Je réalise pleinement mes ambitions et je satisfais sans exagérer ni imiter mes besoins. J’ai pu construire mon habitation, je me suis procuré mes moyens de déplacement et quoi encore... Et là, c’est parce que j’ai aimé ce que je fais et je me bats tous les jours pour que ça aille de l’avant. Et parfois quand il m’arrive de jeter un coup d’œil sur ce que font mes consœurs, je réalise qu’elles accomplissent elles aussi leurs ambitions. Il s’agit donc de ne pas ignorer ce qu’on fait comme travail mais de cultiver l’amour du travail bien fait et vous n’allez envier personne. Tel qu’on ne peut dénombrer le nombre de cheveux sur la terre, ainsi, on ne peut compter le bonheur incommensurable que nous procure le métier de la coiffure. Rires….
 
Quel message avez-vous à l’endroit des jeunes qui hésitent encore à embrasser le métier et ceux qui pensent qu’il faut forcément travailler dans une administration publique pour gagner sa vie ?
 
C’est vrai, malgré le bonheur qui s’y trouve, il y a des apprentis qui au cours de la formation abandonne pour telles ou telles autres raisons. Tout le monde ne peut pas embrasser le métier de la coiffure. Mais ceux qui veulent se faire carrière dans la coiffure doivent avoir de la persévérance, le courage et l’amour pour le métier. Ils doivent prendre soin de ce qu’ils veulent apprendre et savoir qu’ils vont rencontrer des modèles et contre-modèles qu’ils devront imiter et contester. C’est comme dans tout métier. Seulement, je déplore personnellement la course effrénée des jeunes filles et garçons qui pensent qu’ils peuvent gagner l’argent sans avoir déplacé un petit grain de sable. C’est abominable ! Dieu même l’a dit, c’est à la sueur de notre front que nous allons gagner notre pain. Les jeunes doivent tâcher de comprendre cela. Les portes du CFPAC leur sont grandement ouvertes, que ce soit pour la formation pour les nouveaux apprenants ou le recyclage pour les coiffeurs et coiffeuses déjà en fonction et qui se voient menacés par les réformes et les nouveaux fashions que les clients désirent aujourd’hui. Ils peuvent venir suivre en quelques temps, les cours de recyclage.
 
Que dites-vous du regard que la société jette sur les femmes coiffeuses dont on accuse de tout?
 
Non, non, non ! Depuis quelques années, je n’ai plus entendu parler mal des coiffeuses. C’est pourquoi je disais tantôt que le monde de la coiffure se porte à merveille. Nous avons procédé à un assainissement du milieu et ceux ou celles qui commettaient des délits pour salir la corporation ne pouvant plus résister face aux nouvelles réglementations, ils ont dû se repentir. Par ailleurs, avec l’arrivée du CQP, les apprenties ne courent plus derrière les hommes pour aller chercher de l’argent pour obtenir leur diplôme parce qu’elles n’ont plus de dépenses à faire. De plus, les ateliers sont suivis de plus près par les autorités ou tout au moins les élus locaux et les choses ne sont plus comme avant. Tout est rentré dans l’ordre. Dans notre système DUAL par exemple, l’Etat donne plus de 90% dans la formation des apprenants qui viennent dans le centre et les parents ne donnent que les 10% qui restent. Sur ce point, je remercie beaucoup l’Etat et à travers ces gratitudes que je témoigne à nos autorités, je voudrais qu’elles continuent de nous accompagner pour que l’artisanat soit véritablement au service du développement de notre pays. Je lance aussi un appel à tous les opérateurs économiques et les associations des professionnels des autres métiers à se joindre à nous pour faire développer notre corporation.
 
Comment Madame Toudonou arrive-t-elle à gérer son centre et les affaires de son foyer ?
 
Rires… Voilà une question à laquelle je m’attendais ! Vous savez, pour les coiffeuses que nous sommes, c’est les weekends que les clients viennent pour se faire tresser. Mais moi, c’est le dimanche que j’ai choisi pour me reposer. Autrement dire, je sacrifie les clients ce jour-là.  Pourquoi ? Parce que je suis une mère de famille et mon épouse est en fonction. Alors qui pourra s’occuper des enfants pendant le weekend si tous les jours, je me rends au boulot comme mon mari et le dimanche, je  ne peux pas rester à la maison pour eux ? J’ai donc réfléchi et j’ai décidé d’être aux côtés de mes enfants les dimanches pour soutenir mon mari qui fait déjà beaucoup pour moi. Je le remercie parce qu’il m’a comprise et quand il revient du boulot, l’éducation de nos progénitures le préoccupe et il les encadre bien comme cela se doit. Et puisque le samedi encore, je suis encore au boulot, j’ai choisi dimanche comme mon jour de repos pour prendre soin de mes enfants et gérer les affaires courantes du couple… Et je sais que tout va bien. Je dois vraiment rendre hommage à mon mari qui est un mari compréhensible sans qui je ne pouvais pas y parvenir.
 
Votre mot de fin
 
Si j’ai un mot de fin, c’est d’inviter les jeunes à se faire former dans un métier d’avenir comme la coiffure. Il s’agit surtout des jeunes scolarisés ou déscolarisés, des étudiants et étudiantes et autres personnes qui veulent des cours accélérés avant un voyage et même des patrons d’atelier qui ont besoin des cours de perfectionnement non seulement en coiffure mais aussi en décoration, en cosmétologie, en esthétique.
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